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EPST : un arrêté interministériel pour relancer les négociations Gouvernement-banc syndical
* Le ministre Tony Mwaba a livré l’information au cours du briefing avec la presse hier jeudi.
Le Gouvernement et les syndicats des enseignants de l’EPST reprennent incessamment le dialogue interrompu. C’est la conséquence de la signature, mercredi 20 octobre, d’un arrêté interministériel EPST, Budget et Finances. Le ministre de l’Enseignement Primaire, secondaire et technique, Tony Mwaba Kazadi, a annoncé la nouvelle au cours du briefing avec la presse qu’il a co-animé avec le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, hier jeudi 21 octobre.
Des élèves en uniforme ont pris d’assaut, hier jeudi 21 octobre, le Palais du peuple, le siège du Parlement à Kinshasa, pour réclamer le début effectif des cours, trois semaines après l’annonce officielle de la rentrée sur fond de grève des enseignants.
« Nous voulons étudier », scandaient des élèves qui sont entrés bruyamment dans l’Hémicycle où ils ont été reçus par le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund qui les a calmés.
La gratuité telle que voulue par le président Tshisekedi induit une baisse de revenus des enseignants, qui augmentaient leur fin de mois en mettant à contribution les parents. En décrétant la gratuité, l’Etat n’a pas amélioré le salaire des enseignants qui, par ailleurs, font désormais face à des classes encore plus bondées que par le passé. Intenable pour nombre d’entre eux qui ont choisi de débrayer pour exiger l’amélioration de leurs salaires.
Mouvement anti gratuité
Mais pour le ministre de l’EPST, cette grève est un » mouvement anti gratuité « . Le patron de l’EPST qualifie également cette grève d’ » illégale » du fait que des leaders syndicaux des enseignants n’auraient pas respecté la procédure qui prévoit un préavis de 15 jours à donner à l’employeur avant tout mouvement de grève.
Lors de ce face à face avec la presse, Tony Mwaba a évoqué les réalisations importantes initiées depuis cinq mois pour le redressement de son secteur.
Il s’agit de la prise en charge des enseignants, l’augmentation des frais de fonctionnement, le nettoyage du fichier paie-Secope pour les enseignants NU, la retraite progressive des enseignants, le lancement de la caisse de retraite des enseignants…
» Les efforts du ministère sectoriel sous l’impulsion du Gouvernement Sama Lukonde s’avèrent colossaux malgré quelques effets induits « , indique Tony Mwaba.
Déterminé à voir la gratuité de l’enseignement réussir, Tony Mwaba s’emploie résolument à sa pérennisation et à sa consolidation. Le 35ème ministre de l’EPST affirme être le tout premier ministre du secteur à octroyer un bond salarial de 20.000 Francs Congolais à Kinshasa et 40.000 Francs Congolais en provinces comme prime de brousse.
« Je n’ai pas la mission de rendre la gratuité effective, elle l’a déjà été parce qu’elle est dans la constitution« , déclare Tony Mwaba.
Par ailleurs, le ministre de l’EPST déplore le comportement de certains de ses compatriotes qui font tout pour plomber la gratuité de l’enseignement. C’est ainsi que le ministre qualifie le mouvement de grève des enseignants des écoles publiques et conventionnées catholiques et protestantes, d’un mouvement anti-gratuité.
Il estime cependant qu’avec la signature d’un arrêté interministériel (EPST, Budget et Finances), les esprits vont se calmer car cela va relancer les pourparlers avec les syndicats. Didier KEBONGO