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Entérinement de la candidature de Fatshi à la présidentielle 2023 : L’UDPS en congrès extraordinaire dès ce vendredi 25 août
*Par ailleurs une enquête menée dans toutes les provinces de la RDC, du 5 avril au 20 juillet 2023, par le cabinet américain de sondage GeoPol, place le Chef de l’Etat en tête de la course avec près de 65 % d’intentions de vote.
Les travaux du Congrès extraordinaire de l’Union pour la démocratie et le progrès Social (UDPS/Tshisekedi), débutent ce vendredi 25 et se clôturent samedi 26 août à Kinshasa. Il sera question, au cours de ce forum, de la validation de la candidature de l’actuel Président de la République, Félix Tshisekedi pour un second mandat.
« Il y aura convocation du congrès extraordinaire pour l’entérinement de la candidature du Chef de l’État Félix Tshisekedi, fils politique de l’UDPS, le congrès extraordinaire va se tenir ici. Il y aura un seul point à l’ordre du jour : » l’entérinement de la candidature » du Chef de l’État Félix Tshisekedi pour son second mandat. Le congrès extraordinaire va débuter ce vendredi 25 août 2023 et va se clôturer le samedi 26 août 2023″, avait annoncé le secrétaire général du parti présidentiel, Augustin Kabuya, au cours d’une matinée politique dimanche dernier.
A l’occasion, le SG de l’UDPS avait prévenu que ne pourront prendre part à ces assises que ceux qui sont reconnus par les statuts du parti.
« Si vous voulez connaître ceux qui prendront part au congrès extraordinaire, allez lire les statuts du parti. Ceux qui n’ont pas qualité de prendre part au congrès dépendent du pouvoir discrétionnaire du Secrétaire Général. J’insiste, je ne veux pas de désordre ce jour-là », avait averti Augustin Kabuya.
La RDC s’apprête à organiser son quatrième cycle électoral depuis l’adoption de la constitution du 18 février 2006. De son côté, la CENI fait un effort pour respecter son chronogramme.
A noter que le président de la République, Félix Tshisekedi est candidat à sa propre succession. A la différence des élections de 2018, où il avait en termes de soutien quelques individualités, pour 2023, Fatshi peut compter sur une assez puissante méga plateforme, l’Union sacrée pour la nation. Elle compte en son sein plusieurs formations et leaders politiques issus du FCC de Joseph Kabila et d’autres leaders tels que Jean-Pierre Bemba Gombo.
A la suite de l’UDPS, les autres formations politiques de l’Union sacrée iront certainement en congrès eux aussi pour valider leur soutien de la candidature du Président Félix Tshisekedi pour un second mandat.
L’UDPS a aligné 459 candidats pour la députation nationale selon les listes provisoires publiées par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Cette formation politique s’est donnée pour objectif la réélection de Félix Tshisekedi, accompagnée d’une majorité parlementaire confortable.
Augustin Kabuya, président ai et secrétaire général du parti ?
Ainsi suite à la polémique ambiante faisant état de l’absence d’un président à la tête de l’UDPS depuis l’investiture de Félix Tshisekedi, le 25 janvier 2019 à la magistrature suprême, le secrétaire général Augustin Kabuya a informé l’opinion tant nationale qu’internationale que la question de l’élection d’un nouveau président au sein de ce parti n’est pas à l’ordre du jour.
L’homme de l’UDPS a affirmé, le 21 août au cours d’une émission diffusée, qu’il ne voit pas quelqu’un qui peut faire l’unanimité à ce jour, en dehors d’un Tshisekedi.
Pour le SG Kabuya, c’est suicidaire de voir un membre de l’UDPS demander que l’on écarte « Tshisekedi » alors que pour leur survie politique, nombreux dans l’Union sacrée, se servent de ce nom.
« Par conséquent, tous ceux que vous voyez sortir ça et là, se déclarer nouveaux dirigeants de l’UDPS, ce sont des farceurs », a-t-il déclaré.
Le chef de l’administration de ce parti au pouvoir a promis de traduire en justice, dans les tous prochains jours, certains membres qui avaient annoncé l’élection de Hubert Mukuna au poste du président du parti, à l’issue d’un deuxième congrès extraordinaire.
« Je vais les traduire en justice. Notre plainte est déjà prête », a -t-il indiqué.
Hubert Mukuna, aussitôt autoproclamé président de l’UDPS, avait aussi nommé un secrétaire général au nom de Senghor Makemba.
Le SG Augustin Kabuya a, par ailleurs, déclaré que toute position consistant à mettre à l’écart le président Tshisekedi ne pourrait être acceptée que le jour où il ne sera plus secrétaire général de l’UDPS.
D’après certaines indiscrétions, Augustin Kabuya pourrait garder la direction du parti en étant à la fois, président intérimaire et Secrétaire général de la formation tshisekediste.
65% des Congolais prêts à accorder un 2ème mandat à Fatshi
Une bonne nouvelle à la juste veille de ce congrès qui s’apprête à plébisciter l’autorité morale du parti. Un sondage réalisé par le cabinet américain de sondage GeoPoll place le Président sortant en tête d’intention de vote avec près de 65 % alors que ses principaux concurrents à savoir Moïse Katumbi et Martin Fayulu sont crédités respectivement de 12 % et 8 %. Cette étude d’opinion a été menée du 5 avril au 20 juillet de cette année, sur la situation socio-politique de la République démocratique du Congo.
A 4 mois des élections générales, ce sondage est de bon augure. D’après une source proche du pouvoir, Fatshi doit son avance à des réalisations qui ont donné satisfaction à la population, notamment la construction des infrastructures de base, la gratuité de l’enseignement et l’emploi des jeunes. Didier KEBONGO