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Dissolution du FSRDC: la Banque mondiale n’a pas été consultée !
* Cette institution de Bretton Woods appelle à une solution transitoire pour éviter le pire.
La Banque mondiale a écrit au Gouvernement congolais via le ministre des Finances, Nicolas Kazadi Kadima au sujet de la dissolution du Fonds social de la République démocratique du Congo (FSRDC) et la création d’un organisme public avec la même dénomination. L’institution de Bretton Woods prend acte de la décision du Gouvernement congolais, tout en exprimant cependant ses « regrets sur l’absence d’un échange préalable qui nous aurait permis de mieux apprécier et d’anticiper ensemble les conséquences, en particulier, lorsqu’une telle décision a des implications majeures sur les arrangements institutionnels convenus dans le cadre des accords juridiques signés entre le Gouvernement et la Banque mondiale« .
Elle attire l’attention du Gouvernement sur deux choses : d’abord « sur le fait que toute dépense effectuée dans le cadre d’une composante exécutée par le FSRDC après publication de l’Ordonnance présidentielle pourrait être déclarée inéligible« . Ensuite « sur l’arrêt de l’exécution de 492 contrats signés dans le cadre du projet STEP2 relatifs à la construction des infrastructures de base (IBD) dans six provinces. La reprise de l’exécution de ces contrats entrainera des réclamations et des dépenses additionnelles. «
Dans sa lettre, la Banque mondiale rappelle au Gouvernement que le Fonds social de la République démocratique du Congo était une entité chargée de l’exécution de 3 projets d’une enveloppe totale de 1.04 milliard de dollars américains répartis comme suit : le Projet de prévention et de réponse aux violences basées sur le genre (PRVBG) pour 100 millions de dollars américains, le Projet de stabilisation de l’Est de la RDC pour la paix (STEP) pour 695 millions de dollars américains et le Projet de stabilisation et de relèvement de l’Est (STAR-Est) pour 250 millions de dollars américains. Au total, ajoute l’Institution de Bretton Woods, 616 380 bénéficiaires seront directement impactés par cette dissolution. Ci-après l’intégralité de la lettre de la Banque mondiale. Kléber KUNGU




Annexe :
– Impact de la dissolution du FSRDC
Ampliation :
– S.E.M. Jean-Michel Sama Lukonde, Premier Ministre et Chef du Gouvernement ;
– M. Guylain Nyembo, Directeur de Cabinet du Président de la République ;
– Mme Josée Miakukila, Coordonnatrice de la Cellule de Suivi des Projets et Programmes, Ministère des Finances ;
– S.E. Mme Marie Hélène Boo, Ambassadeur de la République Démocratique du Congo aux Etats-Unis d’Amérique ;
– M. Abdoul Salam Bello, Administrateur pour la République Démocratique du Congo près la Banque mondiale