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Des usines de traitement d’eau de la Regideso à l’arrêt suite à la pluie
* »Cette situation a provoqué une forte turbidité et entassement des déchets solides », a déploré le Directeur provincial de cette société d’État, Raymond Matundu.
La pluie qui s’est abattue dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 décembre à Kinshasa a causé l’arrêt du fonctionnement de plusieurs usines de traitement d’eau de la Regideso.
Le Directeur provincial de la Regideso, Raymond Matundu, est intervenu pour citer l’usine de N’Djili qui est à l’arrêt. C’est la plus grande usine. Elle dessert au moins 16 communes, principalement celles de la partie Est de Kinshasa. Il y a aussi l »usine de Lukunga qui est à l’arrêt. Celle de Lukaya aussi. Elle dessert Mont-Ngafula, Cité verte, Maman Mobutu, Masanga Mbila, Mbudi, Mimosas et UPN, « mais il y a des perturbations partout » a-t-il reconnu.
D’après la Regideso, les dernières averses dans la capitale de la RDC est à la base d’une turbidité et entassement des déchets solides constatés dans les usines de traitement d’eau de Kinshasa. Ce qui n’est pas de nature à permettre à la Regideso d’assurer la desserte en eau dans certains quartiers. « La desserte en eau potable sera vraiment perturbée et ces arrêts seront prolongés« , a prévenu le Directeur provincial de la Regideso.
« Quand il pleut, tout ce que nous jetons dans les rivières viennent finir leurs courses sur nos usines. Et cela ne permet pas à la Regideso de bien traiter l’eau que nous captons« , s’est-il plaint.
« Nous attendons que la turbidité devienne normale pour commencer à fonctionner. Nous ne savons pas quand l’eau brute sera bonne pour être traitée. Ce qui est sûr, nos équipes de laboratins et experts continuent à prélever les échantillons pour observer le dégre de turbidité. Nous nous excusons auprès de nos abonnés pour ce désagrément« , a assuré Raymond Matundu.
DES RUES COUVERTES DE BOUE
La plupart des avenues des communes ou quartiers concernés par le manque d’eau sont recouvertes de boue et déchets charriés par les eaux de pluie. Cette situation met à mal les travailleurs de la Regideso. Sur de longues distances, une épaisse couche de boue recouvre les allées.
Les ruelles ont toutes été baignées dans la crasse. Les eaux mêlées à des ordures nauséabondes puent au loin. Des caniveaux aux puits perdus en passant par des tas d’immondices jonchant les bas-côtés des avenues alors que les caniveaux cèdent leur état à bacs à ordures. Une situation déplorable qui nécessite un travail de longue haleine à la Regideso. Rachidi MABANDU
