Dernière minute
Société
2016-2026. Cela fait exactement dix ans que l'Eglise Pierre Angulaire de Moulaert a vu le jour. Pour célébrer cette première décennie de fidélité, de grâce et de marche avec le Seigneur, cette assemblée membre de la 8ème Cepac/ECC (Communauté des Eglises de Pentecôte en Afrique Centrale/…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le gouvernement provincial de Kinshasa vient de suspendre d’urgence les opérations de la Mission mixte de régulation routière (MMRR). Les chauffeurs de taxi-bus ont applaudi de deux mains cette…
Étranger
Le Maroc a été élu, vendredi à l’unanimité, en tant que Commissaire de la Commission Africaine de l’Énergie Nucléaire (AFCONE), pour une période de trois années.
Cette élection a eu lieu…
Nation
Le Sénat ouvre officiellement, ce vendredi 26 juin, une session extraordinaire consacrée à l'examen de plusieurs textes jugés stratégiques pour l'avenir du pays. Cette nouvelle session…
Des experts s'indignent et proposent des voies idoines
En l'absence du ministre des Finances en mission de service, la vice -ministre des Finances, Gracia Yamba Kazadi, a signé une adjudication des obligations du trésor en dollars américains en date du 10 février 2026. Ce document du ministère des Finances est largement exploité par les réseaux sociaux.
Le montant sollicité est de 70 millions de dollars américains, pour un taux d'intérêt de 9% pour une durée de remboursement d'une année et six mois pour un montant de 6.300..000 USD. Pour les profanes qui ne comprennent pas le jargon des financiers, l'État sollicite un prêt de 70 millions de dollars américains auprès des privés selon les modalités de remboursement susmentionnées. Ceux qui sont intéressés par cette opération déposeront leurs soumissions à la Banque centrale du Congo (BCC). La date finale de remboursement est fixée au vendredi 13 août 2027.
Suite à cette adjudication, des experts en finance publique sont montés au créneau pour fustiger cette voie que le gouvernement a adoptée pour faire face aux difficultés financières auxquelles il est confronté actuellement. Pour preuve, jusqu'à ce jour, la plupart des agents et cadres de l'administration publique, le personnel médical et les enseignants de l'Enseignement supérieur et universitaire, y compris les députés provinciaux ne sont toujours pas payés alors qu'en principe à cette date, les préparatifs de la paie du mois de mars devraient être vers la fin. Nous ne devons pas nous voiler la face : le gouvernement est buté à un sérieux problème de trésorerie.
L'ex président de l'Assemblée provinciale de Kinshasa, Godé Mpoyi, avait prédit cette situation au mois de décembre 2025 lorsque le Franc congolais a connu une brusque appréciation par rapport au roi dollar. Il avait laissé entendre que cette appréciation n'était pas fondée sur des bases objectives et qu'à un moment donné le gouvernement aura des sérieuses difficultés pour payer ses agents et fonctionnaires. Est-ce la situation que nous vivons aujourd'hui ?
Recourir aux entreprises publiques et aux décisions du chef de l'État
Selon certains experts en matière de finances, en lieu et place de cette adjudication qui risque de compliquer la trésorerie publique, ils proposent que le gouvernement recoure aux entreprises publiques de l'État. Selon eux, il y a des entreprises qui réalisent des recettes colossales, mais leur gestion n'est pas transparente. En conséquence, l'État -propriétaire ne tire pas de dividendes comme il en fallait. La situation étant ce qu'elle est aujourd'hui, disent ces experts, le gouvernement devrait exploiter cette piste pour sortir de l'ornière.
L'autre voie à laquelle il convient de recourir consiste à réduire sensiblement les dépenses non productives. À ce propos, il sied de rappeler qu'il y a des mois, le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, était monté au créneau pour déplorer la multitude des structures budgétivores qui ruinent le trésor public. Curieusement, jusqu'à ce jour le gouvernement n'a pris aucune mesure précise pour supprimer lesdites structures.
En plus, le chef de l'Etat avait demandé que le train de vie des institutions soit réduit sensiblement. Mais, il nous semble que cette recommandation n'est suivie d'aucun effet. Nous estimons que l'heure est venue d'appliquer ces mesures pour permettre à l'État de renflouer ses caisses, de ne pas recourir au système appelé communément "banque Lambert". Car, les intérêts à payer peuvent être affectés à des investissements socio-économiques au bénéfice de la population.
Muke MUKE