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Démantèlement des FDLR: Justicia ASBL plaide pour une commission ad hoc pour vider la question des FDLR
Après la signature de l’Accord de Washington entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, place à la mise en œuvre des recommandations pour le retour de la paix durable dans l’Est du pays selon Justicia ASBL. Parmi des dossiers épineux, celui des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Pour cette organisation de la Société civile, une commission ad hoc doit être mise en place pour vider rapidement cette question.
«Loin d’être parfait, cet accord qui suscite à la fois espoir et scepticisme, apparaît à ce jour comme un instrument susceptible d’être enrichi et amélioré pour un retour définitif à la paix dans la sous-région des pays des Grands Lacs. L’heure est arrivée où la problématique des FDLR doit être examinée en toute neutralité, transparence et objectivité. C’est ainsi que nous proposons la mise en place d’un mécanisme ad hoc spécialisé à examiner minutieusement cette question», renseigne le communiqué de cette organisation de la Société civile.
Et de conclure : «En bref, sans une volonté politique réelle de la RDC, du Rwanda et en l’absence d’une action conjointe régionale et internationale, la question des FDLR continuera à servir de prétexte pour continuer la guerre dans l’Est du pays».
Justicia ASBL a également apporté un éclairage sur des missions assignées à cette commission entre autres la localisation et le recensement des éléments FDLR en vue de leur rapatriement au Rwanda.
Quelques missions de la Commission ad hoc
Ainsi donc, la commission ad hoc devrait avoir entre autres quelques missions. Il s'agira d'identifier, localiser et recenser les FDLR qui seraient au Congo (leur nombre réel, leur emplacement, le nombre et la qualité des armes qu’ils disposent) ; de les rassembler en vue de leur rapatriement volontaire chez eux au Rwanda s’ils sont dispersés; de mettre en place un programme de leur réinsertion au Rwanda avec le soutien du Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés, le Bureau de la coordination des affaires humanitaire (Ocha), du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme ainsi que des organisations internationales.
La commission devra également créer un cadre de rapatriement volontaire des combattants vers le Rwanda avec une garantie de sécurité avérée et une politique claire de réintégration ; surveiller le respect des droits fondamentaux à chaque étape en évitant de faire croire que tous ceux qui seraient identifiés comme FDLR aujourd’hui, y compris ceux qui seraient nés après le génocide Rwandais de 1994 ou ceux qui étaient enfants à cette époque, ne soient considérés comme génocidaires ou éléments des forces combattantes ; ainsi que intégrer pour sa neutralité et impartialité les représentants des gouvernements de la RDC, du Rwanda, des États-Unis, du Qatar, de l’Union africaine et Union européenne, des organismes spécialisés», poursuit Timothée Mbuya dans son communiqué de presse.
La RDC et le Rwanda ont signé un accord de paix à Washington, le vendredi 27 juin dernier. Il est à fois sécuritaire et minier. Les ministres des Affaires étrangères de deux pays ont été aux côtés du Secrétaire d’État américain, Marco Rubio ainsi que du président de la République américain, Donald Trump.
Gloire BATOMENE