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Dans un communiqué conjoint publié hier : Cinq partis politiques de l’Opposition exigent la libération de Kikuni,Kabund, Mukebayi et d’autres activistes
Une coalition de cinq partis politiques de l’opposition, comprenant Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, le LGD de Matata Ponyo, le MLP de Franck Diongo, Piste pour l’Émergence et le MPCR, a lancé un nouvel appel à la libération immédiate des figures politiques et activistes incarcérés. Dans une déclaration conjointe publiée ce mardi 24 septembre, les leaders de ces formations dénoncent ce qu’ils qualifient de « dérive autoritaire »du régime de Kinshasa sous la présidence de Félix Tshisekedi.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité de leurs dénonciations récurrentes contre les arrestations qu’ils jugent arbitraires, ciblant notamment Seth Kikuni, candidat à l’élection présidentielle de 2024 et président du parti Piste pour l’Émergence, Jean-Marc Kabund, ancien président de l’Assemblée nationale, Mike Mukebayi, député provincial, Daniel Safu, ancien journaliste et opposant vocal, ainsi que plusieurs activistes de la société civile. Ces détenus sont actuellement incarcérés à l’Agence nationale des renseignements (ANR) et à la prison centrale de Makala, un centre pénitentiaire tristement célèbre à Kinshasa.
Dans leur communiqué, les partis de l’opposition rappellent leur engagement envers les textes constitutionnels de la République démocratique du Congo (RDC) ainsi que les conventions internationales garantissant le respect des droits humains.
«Nous condamnons fermement la détention de Seth Kikuni et exigeons sa libération immédiate et sans condition. Nous appelons également à des enquêtes pour identifier les responsabilités derrière ces violations des droits fondamentaux», peut-on lire dans le texte.
Les partis ne se sont pas limités à exiger la libération de Seth Kikuni, mais ont également dénoncé l’emprisonnement d’autres figures de l’opposition, Jack Sinzahera, Gloire Saasita, ainsi que les massacres de civils dans des lieux de culte à Goma et Kasenga. Ils pointent du doigt une intensification de la répression sous le gouvernement actuel, affirmant que Félix Tshisekedi cherche à instaurer une pensée unique et à réduire au silence toute opposition.
Selon ces partis, le régime de Tshisekedi montre une incapacité à relever les défis pressants auxquels le pays est confronté. Ils évoquent une multiplication des violations des droits humains et des libertés publiques, soulignant que «les événements récents allongent la liste macabre de graves violations des droits des citoyens en RDC».
Une nouvelle manifestation de l’opposition est prévue pour ce mercredi 25 septembre, avec un sit-in organisé devant le Palais de Justice à Gombe, Kinshasa. Plusieurs partis politiques, notamment Ensemble pour la République et l’Alliance pour le Changement, ainsi que des mouvements de la société civile, y participeront pour exiger la libération des opposants politiques et activistes emprisonnés. Le rassemblement démarrera à la place des Évolués et se dirigera vers le ministère de la Justice.
Christian-Timothée MAMPUYA