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Contrat controversé Frivao–Divo SARL : la justice saisie pour des soupçons de détournement
Le dossier du contrat liant le Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (Frrivao) à la société Divo SARL prend une tournure judiciaire. Le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a instruit l’ouverture d’enquêtes approfondies sur de présumées irrégularités financières.
Dans un communiqué officiel, le ministère évoque de fortes présomptions de détournement de deniers publics, liées notamment au décaissement de plus d’un million de dollars américains dans le cadre de ce contrat. Une partie de ces fonds resterait, à ce stade, sans justification claire au regard des livrables attendus.
Face à la gravité des faits allégués, le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu, a reçu instruction d’engager des poursuites judiciaires et de diligenter toutes les investigations nécessaires. Auditions, perquisitions, saisies, expertises financières : l’appareil judiciaire est appelé à mobiliser l’ensemble de ses leviers pour établir les responsabilités.
Le ministère de la Justice souligne que ces faits pourraient constituer des infractions graves, notamment en matière de gestion des finances publiques et de passation des marchés. Il n’exclut pas des mesures conservatoires, telles que le gel ou la saisie des avoirs des personnes impliquées, afin de protéger les intérêts financiers de l’État.
UNE CAMPAGNE DE DÉNIGREMENT DENONCEE
De son côté, le patron de Divo SARL, Déo Kasongo, rejette en bloc les accusations portées contre lui. Il dénonce une campagne de dénigrement et affirme être victime de désinformation. Selon ses déclarations, les décaissements effectués dans le cadre du contrat seraient conformes aux engagements pris, notamment pour la réalisation de productions documentaires liées au Genocost.
L’entrepreneur estime que les accusations relayées manquent de fondement et ne reposent sur aucun élément probant démontrant une quelconque malversation.
Dans un contexte marqué par des tensions et des prises de position divergentes, l’enquête annoncée s’annonce déterminante. Elle devra permettre de faire la lumière sur la gestion des fonds publics engagés dans ce contrat et, le cas échéant, de situer les responsabilités.
La balle est désormais dans le camp du Parquet général près la Cour de cassation, appelé à trancher un dossier sensible mêlant finances publiques, communication stratégique et crédibilité institutionnelle.
Jérémie ASOKO