Dernière minute
Société
Soyez patient les hommes qui savent supporte et attendre sont heureux. Voilà la version originale de cette phrase, c'est-à-dire avec des guillemets seulement à la fin; "patient" au singulier; sans ponctuation après "patient", alors qu'il en faut une virgule ou deux points; "supporte" conjugué,…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Un an après son entrée en fonction, John Banza Lunda affiche un bilan qui le place au premier rang des membres du gouvernement Suminwa 2. Selon un sondage réalisé par Les Points les 1er et 2…
Étranger
La Colombie a annoncé un changement de sa position sur la question du Sahara et affirmé sa reconnaissance de la souveraineté du Royaume du Maroc sur ses Provinces du Sud.
Cette nouvelle…
Nation
Dans le panorama de la littérature mémorielle congolaise, rares sont les témoignages qui s’élèvent avec autant de hauteur et de vérité que celui de Jean-Robert Yolo Imbenga. Officier supérieur et…
CLIMAT POLITIQUE SOUS TENSION, La C64 maintient son ultimatum du 15 août
* La coalition de l'opposition dénonce des actes d'intimidation contre ses membres.
La Coalition Article 64 (C64) durcit le ton face à ce qu'elle qualifie de " dérives préoccupantes ". Dans un communiqué publié samedi 8 août à Kinshasa, cette plateforme de l'opposition a fermement condamné les attaques perpétrées contre certains de ses membres lors d'une réunion politique organisée le 6 août au Camp Luka, ainsi que celles visant le siège du parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), survenues le 7 août dans la capitale.
Pour la C64, ces incidents traduisent une montée inquiétante des actes de violence et d'intimidation à l'encontre des acteurs politiques de l'opposition. Regroupant notamment Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga, la coalition estime que de tels agissements sont en totale contradiction avec les principes de l'État de droit, le pluralisme politique ainsi que l'exercice des libertés publiques pourtant garantis par la Constitution.
Un calendrier maintenu malgré les tensions
Malgré ce contexte jugé délétère, la C64 affirme ne pas dévier de sa feuille de route. Elle réitère les positions exprimées dans ses communiqués des 20 et 29 juillet 2026 et maintient la date du 15 août comme échéance pour la poursuite de ses actions politiques.
La plateforme prévient qu'à défaut de réponses concrètes aux revendications formulées, elle procédera à la reprogrammation de la marche initialement envisagée. Une manière, selon elle, de maintenir la pression sur les autorités tout en s'inscrivant dans une logique de mobilisation pacifique. Dans le même élan, la coalition assure que les préparatifs de ses actions se poursuivent normalement, en dépit des incidents signalés ces derniers jours à Kinshasa. Elle insiste sur le fait que les actes d'intimidation ne sauraient entamer sa détermination à défendre la Constitution, l'État de droit et les libertés fondamentales.
Minaku et Shadary : la C64 exige la fin de "détentions arbitraires "
La question des libertés individuelles reste au cœur des préoccupations de la coalition. Dans son communiqué, la C64 dit avoir pris acte du transfèrement annoncé d'Aubin Minaku et d'Emmanuel Ramazani Shadary vers un lieu de détention désormais connu, après plus de 200 jours de détention qu'elle qualifie de "clandestine et arbitraire".
Pour la plateforme, cette évolution constitue un premier pas, mais demeure insuffisante au regard des principes d'un État de droit. Elle exige que les deux personnalités soient présentées devant leur juge naturel afin de bénéficier d'un procès équitable, dans le strict respect des droits fondamentaux garantis à tous les citoyens.
Passeport de Kamitatu : un geste d'apaisement salué
Par ailleurs, la coalition salue la restitution du passeport d'Olivier Kamitatu, précédemment confisqué par les autorités. Elle y voit un geste susceptible de contribuer à la décrispation du climat politique, dans un contexte marqué par des tensions récurrentes entre pouvoir et opposition.
Toutefois, la C64 estime que cette mesure doit être élargie à d'autres membres de l'opposition se trouvant dans des situations similaires. Pour elle, seule une approche globale et inclusive permettra de restaurer un climat de confiance et de garantir un jeu politique équitable.
En dépit des incidents dénoncés, la coalition se veut résolument déterminée. Elle affirme que les actes de violence et d'intimidation ne remettront pas en cause "son engagement en faveur de la défense de la Constitution, de l'État de droit et des libertés publiques".
La C64 réaffirme avec fermeté le maintien de la date butoir du 15 août pour la suite de ses actions. Elle laisse ainsi entendre que les prochains jours seront décisifs dans l'évolution de la situation politique, tout en appelant implicitement les autorités à apporter des réponses concrètes à ses revendications.
En attendant, la plateforme de l'opposition semble décidée à poursuivre sa mobilisation, tout en se positionnant comme un acteur clé dans le débat sur le respect des principes démocratiques en République démocratique du Congo.
Ezechiel Monteirious MONTEIRO