Dernière minute
Société
2016-2026. Cela fait exactement dix ans que l'Eglise Pierre Angulaire de Moulaert a vu le jour. Pour célébrer cette première décennie de fidélité, de grâce et de marche avec le Seigneur, cette assemblée membre de la 8ème Cepac/ECC (Communauté des Eglises de Pentecôte en Afrique Centrale/…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le gouvernement provincial de Kinshasa vient de suspendre d’urgence les opérations de la Mission mixte de régulation routière (MMRR). Les chauffeurs de taxi-bus ont applaudi de deux mains cette…
Étranger
Le Maroc a été élu, vendredi à l’unanimité, en tant que Commissaire de la Commission Africaine de l’Énergie Nucléaire (AFCONE), pour une période de trois années.
Cette élection a eu lieu…
Nation
“Les États-Unis ne permettront pas à des groupes voyous de tirer profit du commerce illicite des minéraux et de déstabiliser la région. Les richesses minières de la République démocratique du…
Certains politiciens bloquent un Projet d’accès à l’électricité et à l’eau !
Selon un récent rapport de la Banque mondiale, la République démocratique du Congo n’arrive à peine qu’à consommer 6% de 600 millions de dollars américains destinés au projet d’extension de l’accès à l’électricité et à l’eau. Il s’agit du Projet d’accès, de gouvernance et de réforme pour les secteurs de l’électricité et de l’eau (AGREE).Lorsqu’on sait que le taux de desserte en électricité et à l’eau potable en RDC n’atteint pas les 50 %, il y a lieu de se demander si les politiciens congolais à la base de cette faible consommation des fonds méritent respect et considération.
Selon la Banque mondiale, le progrès dans la mise en œuvre de ce projet est jugé globalement insatisfaisant à cause principalement de l’ingérence politique dans la gestion de l’Unité de gestion du projet (UGP). À cela s’ajoutent les faibles capacités des agences impliquées dans la mise en œuvre sur la gestion des projets, entraînant des retards importants, un taux de décaissement des fonds du projet très en dessous des prévisions et une mauvaise planification des activités, le manque d’appropriation du projet par les acteurs institutionnels et les retards importants dans la prise de décisions par les autorités sur les questions importantes du projet.
Cette situation a pour conséquence, sur les 600 millions de dollars américains destinés au projet depuis mars 2022, le gouvernement n’a consommé à ce jour que 6%. Ainsi, l’institution du Bretton Woods est-elle poussée à réfléchir déjà sur une éventuelle réaffectation d’une partie de ces fonds IDA en 2026 si le blocage dans la consommation persiste. Il est incompréhensible qu’on en soit à ce niveau alors que, malgré ses ressources hydroélectriques, notamment Inga et Zongo, la RDC n’arrive pas à approvisionner correctement ses populations en électricité et en eau potable. Que la Banque mondiale puisse accorder un prêt de cette hauteur à la RDC, et que le pays ne soit pas à mesure de consommer ne fût-ce que le dixième du montant pendant près de trois ans, il y a de quoi manquer des mots pour qualifier cet acte.
Objectifs du projet
On rappelle que le projet AGREE a pour objectifs d’étendre l’accès à l’électricité et aux services d’eau potable produits à partir d’énergies renouvelables dans certaines zones urbaines et périurbaines de la RDC, améliorer la performance commerciale et la gouvernance des sociétés publiques d’électricité et d’eau, et renforcer les capacités de certaines institutions provinciales et nationales dans les secteurs de l’électricité et de l’eau.
Malheureusement, par la faute de certains politiciens véreux et égoïstes, ce projet d’une importance sociale aussi indéniable est bloqué à cause de manque d’intérêt avéré de la partie congolaise qui ne s’acquitte pas de ses engagements. En clair, certains politiciens sont accusés d’interventions politiques dans l’unité de gestion du projet.
Il n’est pas normal qu’un projet approuvé depuis mars 2022, ne devienne effectif que pratiquement ‘une année après soit le 18 mai 2023.
Précisons que les 600 millions de dollars américains sont destinés principalement aux réformes du secteur énergétique, notamment la SNEL. D’aucuns savent que cette société peine à satisfaire ses abonnés, et la population en général à cause de sa mauvaise prestation. Cette entreprise publique mérite une cure de choc dans sa transformation.
Ce qui lui permettra de se maintenir dans un contexte de plus en plus critique à son endroit. Le gouvernement aurait dû saisir cette opportunité lui offerte par la Banque mondiale pour apporter un nouveau souffle à cette entreprise, et à son alter ego la Regideso. Les besoins des Congolais en matière d’électricité et d’eau potable sont tels que l’opinion sur le comportement de ces politiciens qui bloquent la consommation de 600 millions des USD de la Banque mondiale. Des députés responsables et consciencieux, auraient dû se saisir de ce dossier pour interpeller le gouvernement en vue d’éclairer l’opinion publique sur les motifs réels du blocage de ce projet.
Muke MUKE