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Ceni: Patricia Nseya pas d’accord avec Denis Kadima
Patricia Nseya n’est pas du tout d’accord avec Denis Kadima au sujet des 30 jours prévus par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) pour l’identification et l’enrôlement des électeurs. Ces opérations devraient démarrer le 20 décembre prochain selon le calendrier électoral rendu public le samedi 26 novembre dernier.
Le rapporteur a exprimé son désaccord dans une correspondance adressée au président de la Ceni, Denis Kadima. Elle estime que « lors de trois premiers cycles électoraux, l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs se faisait en trois mois soit 90 jours, et ce temps était insuffisant pour permettre à la Ceni d’atteindre le nombre d’électeurs attendus« .
« Au moment où la Ceni veut améliorer les relations avec les parties prenantes pour une plus grande confiance et aussi construire une nouvelle culture d’inclusivité pour une plus grande adhésion« , Patricia Nseya n’apprécie guère le temps accordé à l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs.
Ainsi, affirme-t-elle qu’ « il y a risque de ne pas atteindre le résultat escompté de 50.000.000 d’enrôlés attendus en 30 ni en 45 jours« . « L’augmentation du nombre de Centres d’Inscription (CI) n’est pas la seule garantie pour espérer un enrôlement massif de la population en un mois. Mais plusieurs défis entrent en jeu« , écrit-elle dans sa lettre à Denis Kadima.
Parmi ces défis qui entrent en compte pour un enrôlement massif, Patrice Nseya cite notamment la maîtrise de nouveaux CI et de nouveaux kits d’enrôlement, le temps qu’un enrôlé passe devant le kit d’enrôlement, le temps prévu pour la sensibilisation, l’instabilité sécuritaire dans certaines parties du pays qui peut limiter le déplacement de la population vers les Cl. Et aussi les aléas climatiques du mois de décembre. « Un mois réputé pluvieux sur une grande partie du territoire national« , explique le rapporteur de la Ceni.
La sonnette d’alarme donnée par Patrice Nseya, du reste un de membres du bureau de la Centrale électorale, intervient dix jours après la publication du calendrier électoral par la Centrale électorale. Rachidi MABANDU