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Campagne électorale de la présidentielle : Beaucoup de Kinois déçus de la prestation des candidats
À l’occasion d’un micro trottoir organisé par la Radio France Internationale (Rfi), une semaine après le lancement de la campagne électorale, beaucoup de Kinois ont manifesté leur déception au regard de la prestation des candidats présidents de la République. Selon ces électeurs kinois, les candidats qui sont déjà en contact avec les populations des provinces, n’abordent pas les sujets de fond qui touchent au plus haut point le vécu des Congolais.
Les personnes abordées évoquent notamment le chômage des jeunes, la faiblesse de la desserte en eau potable et en énergie électrique, le banditisme urbain avec en pole position le phénomène « kuluna« , le délabrement des infrastructures de base, la baisse de la qualité de l’enseignement et l’insécurité alimentaire qui frappe une majorité importante de la population.
Malheureusement, ont stigmatisé les interviewés, aucun candidat n’a indiqué jusque-là les pistes de solutions à suivre. Au contraire, les prétendants à la magistrature suprême se complaisent dans des discours et propos diffamatoires les uns contre les autres. Ce comportement a, d’ailleurs, poussé l’Evêque d’Uvira, Mgr Muyengo, à demander aux différents candidats d’éviter des provocations et des injures.
VEILLER A LA COURTOISIE ELECTORALE
Les prestations de ces prétendants sont considérées comme indigestes aux yeux de l’opinion. C’est pourquoi, beaucoup d’électeurs attendent avec impatience les débats programmés par le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) entre la pléiade des candidats et quelques journalistes triés sur le volet avant de se choisir la personne à voter.
Concernant, par exemple, la question du chômage des jeunes, la solution ne peut venir que de la création d’emplois. À ce propos, la solution à court terme consiste à la relance de grandes entreprises publiques qui sont tombées pratiquement en faillite.
Il s’agit notamment de la Minière de Bakwanga (MIBA), de la Générale de carrière et des mines (GECAMINES), de la Cimenterie nationale (CINAT), de la Société de sidérurgie de Maluku (SOSIDER), de l’ex-Société minière de Kilo Moto (SOMINKI) et de la Société financière de développement (SOFIDE).
La renaissance de ces sociétés pourrait engendrer de nombreux emplois, susceptibles de réduire sensiblement le taux de chômage dans le pays.
S’agissant de l’insécurité alimentaire à la base de la famine dont souffrent les habitants, il est incompréhensible que la RDC, avec ses millions de terres arables, connaisse une telle situation. Pourtant, nos différents gouvernements n’ont cessé de déclarer urbi et orbi que l’agriculture est la priorité des priorités. Sur le terrain, rien de concret n’est malheureusement fait.
Ces quelques exemples montrent à quel point la RDC est un pays qu’il faut ressusciter. Il faut des dirigeants visionnaires et intègres pour relever tous ces défis. Le 20 décembre 2023 permettra-t-il de donner aux Congolais de tels dirigeants messianiques ? Wait and see. Muke MUKE