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« Soki mbwa nayo, akomi ko gangela yo ce que mutu mususu azo liesa ye ! ». Cette phrase en lingala se traduit en français par : « Si ton chien commence à aboyer sur toi, c'est qu'une autre personne lui donne à manger ! »
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Il y a quelques jours passés, les constructions anarchiques érigées dans l'espace UPN ont été démolies dans le cadre de l'assainissement et de l'embellissement de la ville de Kinshasa. À cette…
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Butembo: les poches de sang se font rares, les infirmiers appelés à sauver des vies
En cette Journée internationale de l'infirmier, un appel a été lancé aux professionnels de santé de la zone Beni-Butembo-Lubero lundi 12 Mai. Le Centre de Transfusion Sanguine (CTS) de Butembo les a sensibilisés à l'urgence de la situation : la demande en produits sanguins a considérablement augmenté, tandis que les zones de collecte sont réduites en raison de l'insécurité persistante liée à la présence des groupes armés M23 et ADF.
Evariste Kambale Mutsunga, agent en charge de la mobilisation au CTS Butembo, a exposé la gravité de cette situation paradoxale.
Alors que les besoins en transfusions sanguines s'accroissent pour soigner les blessés des conflits, les victimes d'accidents et les personnes souffrant de diverses pathologies, l'insécurité entrave l'accès aux donneurs potentiels dans de nombreuses localités.
Cette pénurie critique a des conséquences dramatiques. Selon le CTS Butembo, des décès dus au manque de produits sanguins sont désormais enregistrés dans cette partie du Nord-Kivu. Chaque poche de sang manquante représente une vie en danger, soulignant l'urgence d'une mobilisation collective.
C'est dans ce contexte alarmant que les infirmiers, acteurs de première ligne dans le système de santé, sont appelés à montrer l'exemple en devenant des donneurs de sang réguliers. Leur engagement pourrait non seulement pallier la pénurie actuelle, mais aussi encourager d'autres membres de la communauté à emboîter le pas, créant ainsi une chaîne de solidarité vitale.
Pascal NDUYIRI, au Nord-Kivu