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Bruxelles : Lancement de l'identification biométrique des diplomates congolais et autres agents de carrière en poste à l'étranger
Une nouvelle page de la réforme administrative congolaise s'écrit depuis la capitale belge. Le samedi, les autorités de la République démocratique du Congo ont officiellement lancé les opérations d'identification biométrique des agents et fonctionnaires de l'État déployés au sein des missions diplomatiques et consulaires.
Cette initiative stratégique, portée de concert par le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau et la ministre d'État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, s'inscrit dans la vision réformatrice du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi. Elle vise à moderniser la gestion du personnel diplomatique et à asseoir une diplomatie congolaise mieux structurée et plus performante.
Une base de données biométrique
L'objectif de cette opération est clair : Doter l'État congolais d'une base de données biométriques fiables et exhaustives de ses diplomates et agents à l'étranger. Au-delà de l'enjeu administratif, ce chantier revêt une dimension politique et stratégique capitale, alors que Kinshasa entend renforcer la crédibilité de sa représentation à l'international et rationaliser les effectifs.
" C'est un pas important vers la maîtrise de notre administration publique extérieure. Nous devons savoir, avec exactitude, qui représente l'État congolais et dans quelles conditions ", a souligné le VPM Jean-Pierre Lihau lors du lancement.
Après Bruxelles, les opérations se poursuivront dans d'autres capitales européennes avant d'atteindre, dans les semaines à venir, les missions diplomatiques et consulaires établies en Afrique, en Asie et en Amérique. Aucun service employant des agents de carrière des services publics de l'État ne sera laissé pour compte, promettent les autorités.
Le gouvernement entend lutter contre les effectifs fictifs
Cette réforme s'inscrit dans un vaste programme de modernisation de l'Administration publique congolaise, amorcée depuis 2021 dont la numérisation et l'assainissement des effectifs demeurent des priorités.
Par cette opération, le gouvernement congolais entend également lutter contre les effectifs fictifs et les irrégularités dans les services extérieurs de l'État. Une démarche saluée par les observateurs, qui y voient un signal fort en faveur de la bonne gouvernance et de l'efficacité de la diplomatie congolaise.
Contactée à ce sujet, une source diplomatique congolaise à Bruxelles salue une mesure longtemps attendue : " Cette identification permettra d'assainir et de mieux valoriser le travail de nos compatriotes en poste à l'étranger. "
Le rendez-vous est donc pris pour les prochaines étapes de cette réforme, dont les résultats sont attendus avec intérêt tant dans des cercles administratifs que diplomatiques.
Jérémie ASOKO