Dernière minute
Société
Les coupures d'électricité qui perturbent Kinshasa s'expliquent notamment par l'arrêt du groupe G25 et la baisse du niveau des eaux, selon le directeur général de la SNEL, Teddy Lwamba. Pour desserrer l'étau, l'entreprise annonce une solution d'urgence : une centrale flottante de 134 MW, qui…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans un contexte mondialisé où l’influence d’un État se mesure autant par sa puissance diplomatique que par sa capacité à projeter une image positive et attractive, la République Démocratique du…
Étranger
Le Maroc a, pour la première fois de son histoire, une femme comme Première ministre: Fatima Ezzahra El Mansouri issue du Parti Authenticité et Modernité. Le Roi Mohammed VI a procédé à sa…
Nation
Du 30 septembre au 02 octobre 2026, les journalistes des radios communautaires de Kinshasa sont en atelier de renforcément des capacités en matière de préparation, de prévention et de…
Au moment où la population demande son départ : La Monusco construit des latrines à Beni
L’école primaire Toda de la localité Eringeti située dans le territoire de Beni, province du Nord-Kivu, vient de bénéficier de douze latrines sèches ventilées construites par la Monusco. La remise officielle de cet ouvrage est intervenue le mardi 19 septembre par le chef de Bureau intérimaire de la force onusienne au grand Nord-Kivu, Adourahamane Ganda. À cette occasion, il a invité les écoliers et les agents de l’éducation à intérioriser la culture de la paix.
M. John Kambale Musumani, directeur de l’établissement scolaire bénéficiaire de ce projet de construction des toilettes et forage d’eau potable servant à lutter contre les maladies liées aux mains sales, n’a pas caché sa grande satisfaction face à cet acte posé par les Casques bleus de l’Onu.
Selon une dépêche de la Monusco, ce projet à impact rapide a coûté 30.000 dollars américains.
Les activités scolaires dans cet établissement ont repris normalement depuis la rentrée scolaire 2023-2024 grâce à ce projet. Et aux dires du directeur de cette école, l’effectif des écoliers est passé de 324 à 492 inscrits.
Pour mémoire, cet établissement scolaire avait été victime d’une attaque des terroristes ougandais des ADF en 2021.
Ce projet, faut-il le souligner, est réalisé au moment où des voix s’élèvent de partout pour réclamer le départ accéléré des casques bleus de l’Onu. Dernièrement, la ville de de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, a connu une journée sombre suite au massacre d’une cinquantaine d’adeptes de Wazalendo, qui exigeaient le départ immédiat de la Monusco.
Outre ces latrines, la force onusienne a aussi installé dans les jours antérieurs, des lampadaires servant à l’éclairage public dans plusieurs villages du territoire de Beni.
Cette réalité sur le terrain doit faire réfléchir les Congolais qui se laissent de fois manipuler par les officines obscures, dont les intérêts ne sont pas forcément ceux de la population qu’elles prétendent protéger.
Pour preuve, une école détruite depuis 2021, soit deux ans, est restée hors usage. Durant cette période, les élèves n’y ont pas eu accès. Et c’est la Monusco, dont la mission est la protection des civils, qui est venue rebâtir ladite école. Il y a matière à réflexion pour ceux qui exigent le départ accéléré de la force onusienne mais surtout pour ceux qui sont utilisés à la sale besogne de provoquer des troubles.
La Monusco a été déployée en RDC sur base d’un accord dûment signé entre le gouvernement congolais et l’Onu. Le départ des casques bleus ne devrait pas susciter autant de tensions entre la RDC et le Palais de Verre, jusqu’à provoquer des pertes en vies humaines. Prochainement, ceux qui seront manipulés pour être livrés comme des victimes expiatoires, devront réfléchir par deux fois avant de se livrer à une telle aventure.
Aucun Congolais sensé ne doit perdre de vue que c’est à l’Etat congolais que revient la lourde responsabilité de la protection de ses citoyens. Quoiqu’il en soit, la Monusco ne peut jamais se substituer au gouvernement congolais. À la population de le savoir, et elle doit diriger ses revendications à qui de droit. Muke MUKE