Dernière minute
Société
La décision est tombée comme un couperet. À Kinshasa, les autorités congolaises ont ordonné la fermeture immédiate de l'usine Revin SARL, implantée à Limete, après la découverte d'une substance pharmaceutique interdite dans une boisson largement consommée dans la capitale, apprend-on dans un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Derrière les allures d’un simple communiqué de clarification, la récente sortie du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, ressemble davantage à une opération…
Étranger
SEOUL, 29 avr. (Yonhap) — La Haute Cour de Séoul a décidé ce mercredi d’alourdir la peine qu’avait reçue en première instance l’ex-président Yoon Suk Yeol pour obstruction de justice et d’autres…
Nation
Réunie en plénière ce jeudi 30 avril, l’Assemblée nationale a déclaré recevables deux propositions de loi majeures, ouvrant la voie à leur examen approfondi.
Sous la présidence de Aimé Boji…
Affaire Dr Balanganayi : Remy Musungayi plaide pour une prise en charge médicale du médecin
La violence inouïe exercée par le Dr Balanganayi sur sa patiente, une accouchée, continue d'alimenter les débats dans l'opinion publique congolaise. Le Professeur Remy Musungayi Bampale y va de son éclairage après la clameur publique déclenchée par cet incident.
"Tout bien portant est un malade qui s'ignore", dixit Musungayi citant le Docteur Knock. Le docteur Balanganayi, fait remarquer l'enseignant, n'ignore nullement le fait que les coups et blessures volontaires sont interdits par le code pénal Congolais. Et aussi le devoir qui lui incombe de privilégier les règles d'éthique et de déontologie médicale dans l'exercice de la profession médicale.
En donnant des coups très durs sur la patiente, voulait-il lui donner l'euthanasie?, s'interroge le Pr Musungayi. Alors qu'il s'agit d'un accouchement ! C'est en cela que réside la problématique qui nécessite une analyse objective de la question sous examen.
Faudrait-il disculper ou condamner carrément le médecin-agresseur ?
Dans sa réflexion, le Pr Musungayi estime que l'agressivité du médecin serait probablement due aux problèmes d'ordre psychologique d'après une certaine opinion qui soupçonne le manque criant de moyens d'action et des rémunérations généralement dérisoires réservées aux agents de l'Etat.
Cette thèse semble plus plausible selon l'enseignant qui demande que le Gouvernement de la République démocratique du Congo y réfléchisse urgemment. En termes clairs, le Docteur Balanganayi doit avoir un problème de santé mentale et qui nécessite une prise en charge médicale au même titre que sa patiente, soutient le Pr Musungayi. Car, explique-t-il, une maladie ne signifie pas seulement la douleur physique, mais mentale aussi.
Dans son ouvrage d'éducation à la citoyenneté, Remy Musungayi insiste sur le changement des mentalités de la part de tous pour le redressement de la situation dans son ensemble au sein de notre pays.
Tout gravite surtout autour de l'inefficacité de la gestion administrative du Centre hospitalier en question et, par extension, de l'administration centrale mise en place. L'on peut se passer de tout et non de la bonne administration (hautes qualités intellectuelles et morales résistantes à toute épreuve).
L'enseignant pose un certain nombre de questions à sa société. Comment se fait l'encadrement du corps médical au quotidien ? Comment s'exerce le pouvoir disciplinaire et le déroulement de la carrière ?
Que dire de la communication interne et externe du Centre hospitalier de Kinkole pour sauvegarder sa bonne réputation et celle de notre pays ?
Pour tout dire les responsabilités sont partagées dans ce drame dont le Docteur Balanganayi est principalement l'auteur intellectuel et matériel tandis que les autres responsables des services connexes sont des co-auteurs en raison de leur passivité ou négligence.
Pour conclure, Remy Musungayi salue l'intervention de la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi Tshilombo qui a demandé que Justice soit faite au lieu de condamner qui que ce soit.
FDA