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AETA tire la sonnette d’alarme : moins de 400 jours pour convoquer le corps électoral
La plate-forme Agir pour des élections transparentes et apaisées (AETA) a attiré l’attention de l’opinion publique sur des faits qui risquent d’impacter l’ensemble du processus électoral, y compris la paix et la concorde nationale. C’était au cours d’une conférence de presse tenue hier mardi 23 aout à Kinshasa.
Dans une réflexion coulée sous forme d’une déclaration lue devant la presse, « AETA salue des avancées réalisées par le nouveau leadership managérial de la Ceni, dans la mise en œuvre du processus électoral en cours, depuis sa mise en place en 2021, après 28 mois de retard« , souligne Jérôme Bonso, le Secrétaire permanent de cette plateforme.
Ces avancées résident notamment dans la publication par la Ceni, de la feuille de route du processus électoral, dans le lancement de l’actualisation de la cartographie opérationnelle ; la projection de l’enrôlement des électeurs en décembre prochain, dans la signature du contrat d’acquisition des kits d’enrôlement entre la Ceni et Miru systems, etc.
En dépit de ces avancées techniques et planificationnelles significatives, AETA exprime de vives inquiétudes sur les faits suivants qui risquent d’impacter l’ensemble du processus, y compris la paix et la concorde nationale. Il s’agit, selon Jérôme Bonso, de l’actualisation de la cartographie des centres d’identification et d’inscription des électeurs qui n’est pas encore arrivée complétement à terme.
actualisation de la cartographie électorale
Pour l’AETA, la Ceni est entrée dans la phase de consolidation et de validation des données après celle de collecte des données, opération préalable à celle de la révision du fichier électoral, qui, elle, est un préalable à la répartition des sièges. Conformément à son chemin critique, cette plateforme souligne qu’il reste moins de 400 jours avant la convocation du corps électoral, au regard des délais critiques et compressés des opérations électorales planifiées.
Pour l’opération de refonte totale du fichier électoral, outre les Congolais des 26 provinces de la RDC, la Ceni vient d’innover en intégrant dans le processus d’enrôlement des électeurs, les Congolais résidant dans les pays dits pilotes (Afrique du Sud, Belgique, Canada, France et USA).
AETA recommande à cet effet à la Centrale électorale de diviser les 26 provinces en 3 zones ou aires opérationnelles comprenant 9 provinces chacune pour les deux premières et 8 provinces pour la troisième, en y annexant une neuvième « province » à constituer pour les 5 pays pilotes, devant servir pour le vote des Congolais de la diaspora.
AETA invite également la Ceni à opérer un choix judicieux de l’approche technique et opérationnelle de la révision du fichier électoral (RFE) dans la mutualisation avec l’ONIP pour la prise en compte et la gestion concertée des 27 variables liées à l’enrôlement et à l’Identification de la population qui entrainerait un temps supplémentaire pour la Ceni. Mais aussi d’opter pour la mutualisation binôme axé sur la dualité de préposés à l’identification dont l’un pour l’ONIP et l’autre pour la Ceni, en vue de la gestion harmonieuse des 27 variables.
Augmenter le nombre de centres d’inscription
Et pour assurer la transparence du vote des Congolais de l’étranger, AETA propose à la Ceni de procéder à la récolte des données de la cartographie opérationnelle des Congolais résidant dans les 5 pays pilotes, en vue de déterminer le nombre des centres d’inscription avant l’enrôlement, tout en augmentant le nombre des centres d’inscription, en tenant compte des exigences et de l’impact logistiques, financiers et humains.
A la Ceni et à l’ONIP, de se concerter régulièrement pour matérialiser la production et la délivrance de la carte d’électeur pour la Ceni et de la carte d’identité nationale pour l’ONIP.
Enfin, la plate-forme chère à Jérôme Bonso demande au gouvernement d’activer le plan opérationnel de sécurisation du cycle électoral dans le contexte de conflit armé au Nord Kivu et en Ituri ; de mettre à la disposition de la Ceni tous les moyens nécessaires, dans le respect de son autonomie administrative et financière, pour son fonctionnement et la réalisation des opérations électorales et de respecter le plan de décaissement régulier des fonds et des dotations pour permettre à la Ceni de mieux exécuter sa planification électorale.
A la société civile, de sensibiliser et de mobiliser la population pour le suivi et le contrôle citoyen du processus électoral en vue du respect du délai constitutionnel de 2023. Rocco NKANGA