Dernière minute
Société
Les coupures d'électricité qui perturbent Kinshasa s'expliquent notamment par l'arrêt du groupe G25 et la baisse du niveau des eaux, selon le directeur général de la SNEL, Teddy Lwamba. Pour desserrer l'étau, l'entreprise annonce une solution d'urgence : une centrale flottante de 134 MW, qui…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans un contexte mondialisé où l’influence d’un État se mesure autant par sa puissance diplomatique que par sa capacité à projeter une image positive et attractive, la République Démocratique du…
Étranger
Le Maroc a, pour la première fois de son histoire, une femme comme Première ministre: Fatima Ezzahra El Mansouri issue du Parti Authenticité et Modernité. Le Roi Mohammed VI a procédé à sa…
Nation
Du 30 septembre au 02 octobre 2026, les journalistes des radios communautaires de Kinshasa sont en atelier de renforcément des capacités en matière de préparation, de prévention et de…
Addis-Abeba réaffirme qu’il n’a aucun projet d’invasion pour accéder à la mer Rouge
L’Éthiopie, qui précédemment considérait son accès aux ports de la mer Rouge comme un objectif stratégique, a de nouveau écarté tout plan d’invasion d’un quelconque pays pour l’atteindre, selon le site d’information Addis Standard.
Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a réitéré le 14 novembre sa promesse de ne pas envahir les pays voisins en vue d’obtenir un accès à la mer Rouge, tout en insistant que son gouvernement ne renoncerait pas à sa demande d’accès aux ports, relate le site d’information Addis Standard.
« Il en va de même pour la mer Rouge; nous n’avons aucun intérêt à toucher à la souveraineté de qui que ce soit; nous n’avons aucun intérêt à envahir qui que ce soit ; mais nous avons besoin d’un choix intransigeant en vertu des règles des affaires« , a-t-il indiqué lors d’une session de la Chambre des représentants du peuple (HoPR).
S’inquiétant sur le sort de son pays dans les années à venir, M.Abiy explique que « d’ici 2030, la population de l’Éthiopie passera à 150 millions, l’économie augmentera; ce que l’Éthiopie dit, c’est que nous discutons pour que cela ne cause pas de problèmes et ne conduise pas nos enfants à des conflits« .
Un cri d’alarme mal perçu?
Les remarques faites par M.Abiy le 13 octobre au sujet de la mer Rouge avaient suscité des inquiétudes dans la région, en particulier lorsque des tensions sont apparues avec l’Érythrée voisine, qui dispose d’un long littoral.
M. Abiy avait notamment déclaré que l’Éthiopie, pays enclavé, était « une nation dont l’existence est liée à la mer Rouge« , une voie navigable essentielle pour le commerce mondial. Avant d’ajouter que le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique avait besoin d’un accès à un port:
« Si nous voulons vivre ensemble en paix, nous devons trouver un moyen de partager mutuellement nos ressources de manière équilibrée ».
Les commentaires de M.Abiy ont suscité l’hostilité de l’Érythrée, dont le ministère de l’Information a qualifié d' »excessifs » les propos sur l’accès à la mer, appelant à « ne pas céder aux provocations« , selon le site Africa News.
Le 19 octobre, les médias ont annoncé que Djibouti, tout comme la Somalie et l’Érythrée, les deux autres voisins de l’Éthiopie riverains de la mer Rouge, avait rejeté la demande d’Addis-Abeba de lui accorder un accès à la mer.
Apaisement des esprits
Depuis lors, M.Abiy s’était efforcé d’apaiser les craintes de la région, déclarant deux semaines plus tard lors d’un défilé militaire que l’Éthiopie ne poursuivrait pas ses intérêts par la guerre. Le pays compte défendre ses intérêts par le dialogue et la négociation, selon lui.
« Avec une économie et une population en pleine croissance, le manque d’accès à la mer resterait un problème majeur pour nous« , avait-il précisé.
Historique des faits
L’Éthiopie a perdu son littoral lorsque l’Érythrée s’est séparée d’Addis-Abeba et a officiellement déclaré son indépendance en 1993, à l’issue d’une guerre de trois décennies. Elle bénéficiait d’un accès à un port érythréen jusqu’à ce que les deux pays entrent en guerre en 1998-2000 et, depuis lors, elle dépend largement de Djibouti pour ses importations et ses exportations.
La principale route commerciale de l’Éthiopie emprunte désormais des voies qui relient la capitale, Addis-Abeba, au port de Djibouti. L’Éthiopie est également frontalière du Soudan et du Kenya, qui ont tous deux accès à la mer.