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Ilebo : les affrontements meurtriers Wongo-Pende font au moins 10 morts
Des affrontements ont éclaté le mercredi 5 novembre entre les communautés Wongo et Pende au village de Kalunga-Port, dans le secteur de Sud-Banga, territoire d'Ilebo. La violence a fait plusieurs victimes, laissant le village dévasté et ses habitants en fuite.
Selon le chef de secteur de Sud-Banga, Nestor Muanapunga, la tension est montée d'un cran, entraînant des scènes de violence extrême.
Bien qu'un bilan définitif ne soit pas encore établi, au moins 10 personnes ont été tuées. Parmi les victimes confirmées figurent le chef du village Kalunga-Port (le chef Kipoko) et un élément de la police. Plusieurs personnes sont grièvement blessées à coups de machettes et d'armes blanches, et de nombreuses maisons sont incendiées. Le village de Kalunga-Port est désormais vide, sa population ayant fui et s'étant réfugiée dans la brousse et les villages environnants pour échapper aux violences.
Comme c'est souvent le cas dans la région, le conflit trouve son origine dans la dispute des ressources naturelles et foncières.
Les deux communautés, Wongo et Pende, se disputent l'accès et le contrôle d'une mine de diamant. Elles se battent également pour l'exploitation de forêts destinées à la culture.
Ces enjeux économiques, exacerbés par la précarité et l'absence de régulation claire, transforment les différends fonciers en conflits intercommunautaires meurtriers.
Face à l'urgence, les blessés sont évacués vers différentes localités pour recevoir des soins. Certains sont acheminés vers Ngulungu, dans le secteur de Bapende (territoire de Tshikapa); d'autres sont pris en charge à Banga-Centre, chef-lieu du secteur de Sud-Banga (territoire d'Ilebo).
La situation reste extrêmement volatile et requiert une intervention immédiate des forces de sécurité et des autorités provinciales pour éviter une escalade et une crise humanitaire prolongée.
Félix MULUMBA Kalemba