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Halte aux pêcheurs en eau trouble !
Alors que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) poursuit la publication des tendances à la présidentielle du 20 décembre courant, certains acteurs politiques, qui y ont pourtant participé, rejettent ce scrutin, affirmant qu’il était entaché d’irrégularités massives et de cas de fraude. Ils ne s’arrêtent pas là. Ils appellent à l’annulation des élections et à la mise en accusation des dirigeants de la Centrale électorale qui envisagent de publier les résultats provisoires et globaux au plus tard ce 31 décembre.
Martin Fayulu, Denis Mukwege et d’autres candidats prévoient une manifestation de contestation pour ce mercredi 27 décembre.
Ce n’est pas tout. Devant la presse dimanche 24 décembre à Lubumbashi, Christian Mwando, député national et haut représentant de Moise Katumbi, a appelé les Congolais » à se tenir debout pour un combat » contre le vol de leur victoire lors des élections.
À Kinshasa, le même dimanche, lors d’une conférence de presse qu’il a animée, Hervé Diakese, porte-parole du parti Ensemble pour la République de Katumbi, embouchait la même trompette en saluant l’initiative de Martin Fayulu, Denis Mukwege et trois autres candidats à la présidence de la République, qui appellent le peuple à descendre dans la rue demain mercredi.
Redoutant des tensions à l’annonce du vainqueur de la présidentielle, l’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa, à l’instar d’autres diplomates accrédités en RD Congo, a, dans un message sur X (ex-Twitter), » exhorté tous les dirigeants politiques à continuer de faire preuve de retenue et à résoudre les différends de manière pacifique « .
Les diplomates ne sont pas les seuls à interpeler les leaders congolais. Plusieurs missions d’observation déployées pour ces élections ont fait de même.
S’agissant du déroulement des scrutins, la mission d’observation de l’Union africaine a estimé dans une « déclaration préliminaire » qu’ils s’étaient « déroulés dans une atmosphère relativement calme avec des défis logistiques majeurs« .
Il y a eu certes au soir du premier jour de vote le retard constaté dans l’ouverture de certains bureaux. Mais il faut féliciter les Congolais pour leur mobilisation et la CENI pour sa détermination à organiser, au jour prévu de longue date, ces élections.
Selon des statistiques de la Centrale électorale, « au moins 97% » des quelque 75.000 bureaux de vote prévus sur l’ensemble du territoire ont pu ouvrir. Dans un pays « à dimension continentale » tel que la RDC, « atteindre ce score, c’est déjà un miracle », estime-on.
Vote au-delà de la date prévue
A noter que les opérations de vote s’étaient poursuivies hier lundi 25 décembre dans certaines circonscriptions électorales, notamment à Bapere, dans la province du Nord-Kivu, bien au-delà de la date du 20 décembre, prévue par le calendrier électoral.
Le président de la Commission électorale nationale indépendante, Denis Kadima Kazadi, explique que ces opérations se sont poursuivies pour permettre à tous les Congolais d’exercer leur droit de voter. En n’oubliant pas les défis logistiques auxquels la Céni a fait face.
» Le processus électoral a pour seul but de permettre au peuple congolais d’opérer son choix sur tel ou tel autre candidat. Le plus important n’est pas de s’attarder sur le fait que les élections soient étendues au-delà d’un jour. Les plus grandes difficultés sont d’ordre logistique. Mais nous avons aussi fait face au temps, parce que nous sommes durant la saison des pluies. Il y a des endroits inaccessibles par les hélicoptères. Si nous ne le faisons pas, il y a des partis qui vont nous traduire en justice pour n’avoir pas atteint le seuil, du fait que nous ne les aurons pas permis de participer aux élections. Donc, ce n’est pas une question de respecter religieusement une date, c’est plus une question de participation et de respecter le droit de chaque électeur « , a-t-il déclaré
D’après les données partielles actualisées de la Commission électorale nationale indépendante et sur un total votant de 1.876.827, Félix Tshisekedi compte 1. 527 618 voix, soit 81,40%. Moïse Katumbi Chapwe vient en deuxième position avec 284 952 voix, soit 15,20%. Martin Fayulu remonte à la troisième place avec 23 384 voix, soit 1,20%, suivi de Radjabho Tebabho 11 660 voix, soit 0,60% et enfin Constant Mutamba avec 3 706 voix, soit 0,20%. Des résultats rejetés par l’opposition depuis le début de leur publication par la CENI.
Dans son communiqué d’hier lundi 25 décembre, la Commission de la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale a invité la population et les parties prenantes aux élections à la retenue, à éviter le discours de haine et de division ainsi que la violence sous toutes ses formes.
En cas des revendications et des contestations, la Commission de la CEEAC appelle les partis politiques à le faire » de manière pacifique, en recourant notamment aux voies légales « .
Gare aux pêcheurs en eau trouble. Didier KEBONGO