Dernière minute
Société
Les larmes d'une antilope n'attristent pas le tigre " ( ou les larmes d'une antilope ne font pas pitié au tigre) est la traduction française de " Pinzoli ya mboloko esalaka tigre mawa te !", sujet de notre chronique du jour
Cette phrase lingala à connotation proverbiale exprime l'…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Les juridictions civiles, les juridictions militaires compétentes en matière de violences sexuelles et basées sur le genre ainsi que les offices des parquets de Kinshasa disposent désormais de…
Étranger
L’Autorité turque de gestion des catastrophes et des situations d’urgence (AFAD) indique que 109.332 tonnes d’aide humanitaire ont été acheminées vers les zones touchées par les attaques…
Nation
La Minière de Bakwanga (MIBA) a sollicité l’intervention du gouvernement afin de mettre fin aux actes de spoliation qui touchent son patrimoine foncier à Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-…
Greenpeace Afrique appelle à renforcer les dispositifs de protection des éléphants
Un cas de braconnage d'un éléphant a été signalé dans le territoire de Punia, province du Maniema. Suite à cette alerte, Greenpeace Afrique a exprimé sa profonde préoccupation face au braconnage qui continue de menacer les espèces totalement protégées de la République démocratique du Congo ainsi que l'intégrité des écosystèmes du Bassin du Congo.
"Les éléphants sont des architectes des forêts tropicales et jouent un rôle écologique irremplaçable dans le maintien de leur équilibre. En dispersant les graines, en régénérant les écosystèmes et en préservant la diversité des habitats, ils contribuent directement à la santé et à la résilience des forêts face aux changements climatiques. Leur disparition progressive ne constitue pas seulement une perte pour la biodiversité : elle affaiblit la capacité des forêts à stocker le carbone, compromet les services écosystémiques dont dépendent des millions de personnes et menace les moyens de subsistance des communautés locales et des peuples autochtones", a déclaré Bonaventure Bondo, Chargé de Campagne Forêts pour le Bassin du Congo chez Greenpeace Afrique, dans un communiqué de presse rendu public vendredi 26 juin.
Greenpeace Afrique appelle les autorités compétentes à diligenter une enquête indépendante, impartiale et transparente afin d'établir les faits, d'identifier les responsables et de renforcer l'application des lois nationales relatives à la conservation de la nature.
Au-delà de la réponse judiciaire, Greenpeace Afrique estime que la lutte contre le braconnage passe également par un engagement accru auprès des communautés locales.
La responsabilité de la biodiversité est une responsabilité collective
À cet effet, Greenpeace Afrique réaffirme sa disponibilité à collaborer avec les organisations de la société civile, les autorités provinciales, les services techniques compétents ainsi que les partenaires de conservation afin de renforcer les initiatives de sensibilisation communautaire dans les zones à risque et ou à haute valeur de conservation.
"La protection de la biodiversité est une responsabilité collective. Les communautés locales sont les premières gardiennes des forêts et doivent être pleinement associées aux efforts de conservation. La sensibilisation, la prévention et l'application effective de la loi demeurent les meilleurs outils pour préserver notre patrimoine naturel pour les générations futures", a ajouté Bonaventure Bondo.
Greenpeace Afrique réitère son engagement à soutenir toutes les initiatives visant à protéger les espèces menacées, à promouvoir une gouvernance responsable des ressources naturelles et à préserver les forêts du Bassin du Congo, essentielles à la stabilité climatique mondiale.
C'est l'ONG ''Les actions pour la gestion intégrale des ressources naturelles et le développement communautaire'' (AGIREC +) qui a alerté sur ce cas de braconnage. L'abattage de cette espèce intégralement protégée, a été perpétré vers le début du mois de juin dans le carré minier de Boningina, situé dans le secteur de Babira- Bakwame en territoire de Punia, dans la province du Maniema.
Fyfy Solange TANGAMU