Dernière minute
Société
Le temps est la clef de tout. Cette expression à valeur de dicton indéniable, la rue nous la sert via le secteur des transports en commun. Il est vrai que le temps est notre ressource la plus précieuse et insaisissable. Comme le soulignait la philosophe Simone Weil, "la contemplation du temps…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) a effectué une visite de terrain au Centre de Recherche en Phytothérapie, Pharmacopée Africaine et Technologie Pharmaceutique (CREPPAT Laboratories Sarl…
Étranger
SEOUL, 02 juin (Yonhap) -- La Corée du Sud et les pays africains sont convenus lundi de renforcer la coopération économique et stratégique, notamment dans les chaînes d'approvisionnement et les…
Nation
"Il n'a jamais été question d'interdire qu'on cite le nom de Joseph Kabila", affirme Bosembe
Un "ouf" de soulagement pour le parti de l'ex-président Joseph Kabila. Le président du Conseil…
Grand Tambour : une pièce sur les enfants soldats ouvre la série des représentations « Théâtre Ezongi »
La Dramatèque du Grand Tambour, en collaboration avec VodAthéâtre, a lancé le vendredi 29 mai, à Kinshasa la série des représentations « Théâtre Ezongi », une initiative visant à redonner au public le goût du théâtre en salle et à raviver la tradition du spectacle vivant dans la capitale congolaise.
Pour ouvrir cette nouvelle dynamique, la structure a présenté au Centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique centrale - Grand Tambour, la pièce « Cette lettre que j’écrirai peut-être jamais », une œuvre centrée sur le drame des enfants soldats et les séquelles psychologiques des conflits armés.
La mise en scène de Likamba Sina Aaron a particulièrement retenu l’attention par sa construction scénique et son approche immersive, fidèle aux codes du théâtre vivant.
Sur scène, l’acteur principal Jonathan Buba, évoluait dans un dispositif sobre mais symbolique, utilisant des éléments de décor et des gestes scéniques pour incarner successivement la maison familiale, les scènes de séparation, puis l’univers militaire.
Le spectacle alternait ainsi entre narration, jeux d’acteur et reconstitution symbolique des réalités de la guerre, notamment les défilés militaires et la présence des autres soldats, offrant au public une représentation dynamique et expressive, proche des formes classiques du théâtre dramatique.
Cette approche artistique a permis de donner une dimension plus vivante au récit de Mugisho, un jeune garçon enrôlé comme soldat dans les combats dans l’Est de la République démocratique du Congo, dont le destin tragique illustre les effets destructeurs de la guerre sur les enfants.
Le metteur en scène a expliqué que le choix artistique repose sur une volonté de représenter le désespoir et les traumatismes invisibles liés aux conflits armés, à travers un langage théâtral mêlant symboles, mouvement et narration.
« Nous avons voulu montrer le parcours intérieur d’un enfant brisé par la guerre, jusqu’à sa chute psychologique », a indiqué Likamba Sina Aaron.
Présent dans la salle, le comédien Guecho Ingange a salué la qualité de la mise en scène et l’énergie de l’interprétation, soulignant le retour d’un théâtre vivant et engagé.
Tricya MUSANSI