Dernière minute
Société
« Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin ». Cette expression à valeur proverbiale provient d’un taxi-bus Mercedes Benz Sprinter 311.
Cette expression est souvent attribuée à un proverbe chinois. Elle signifie qu’en s’éloignant des détails immédiats pour adopter un recul…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le 12 octobre, à Goma, Joseph Kabila prenait la tête du Front pour la refondation de la nation, dans le sillage de l’AFC/M23. Le 21, Bruxelles le condamnait par la voix de Maxime Prévot. À…
Étranger
Sur le plateau de Gizeh, à seulement deux kilomètres des pyramides, le Grand musée égyptien (MGE) est sorti de terre. Véritable chef-d’œuvre architectural, le GME allie la grandeur du passé à l’…
Nation
Cinquante-cinq inspecteurs de l'Agence de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) ont reçu, le mercredi 21 octobre 2026, leurs certificats, du Directeur général de cette…
Gouvernement : plus de 2,4 millions USD pour réhabiliter près de 2.300 km de voies navigables
Le Gouvernement congolais mobilise 2.423.310 dollars américains pour améliorer la navigabilité des voies fluviales et désenclaver les principaux bassins de production agricole. Le financement a été officialisé vendredi 28 août à Kinshasa, à travers un protocole d’accord signé entre le Fonds de Régulation Économique (FOREC) et la Régie des Voies Fluviales (RVF).
Cette enveloppe permettra d’aménager et de sécuriser un linéaire prioritaire de 2.299 kilomètres de voies navigables, réparti sur deux corridors stratégiques. Le premier reliera Kinshasa à Mogalo, via le fleuve Congo, l’Ubangi et la Lua, jusqu’à proximité de Gemena. Le second couvrira l’axe Kinshasa-Ndomba, à travers le fleuve Congo, le Kasaï, la Sankuru et la Lubi, jusqu’à environ 83 kilomètres de Mbuji-Mayi.
L’initiative répond à un constat préoccupant : sur les quelque 16.000 kilomètres de voies navigables que compte la RDC, l’exploitation demeure pénalisée par la dégradation des conditions de navigation, l’insuffisance du balisage et la présence d’obstacles physiques.
Au-delà de la sécurisation des voies d’eau, l’enjeu est économique. Le programme ambitionne de rétablir des corridors logistiques entre les zones de production, notamment le Sud-Ubangi et l’espace Kasaï, et les grands marchés de consommation. À la clé : faciliter l’évacuation des produits agricoles, fluidifier les échanges et réduire les coûts de transport.
Pour garantir une utilisation rigoureuse des fonds, un comité de suivi réunissant plusieurs ministères et structures publiques, dont le FOREC, la RVF et la Cellule de Redressement Productif (CEREP), sera chargé d’assurer la traçabilité des ressources et le contrôle de l’exécution des travaux.
À travers cet investissement, le Gouvernement entend rapprocher les bassins de production des marchés, soutenir les économies locales et renforcer la sécurité de l’approvisionnement des grands centres urbains.
Jérémie ASOKO