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Fonction publique : à quand les élections syndicales ?
Les syndicalistes actuels de la Fonction publique ont largement dépassé leur mandat. Élus dans des conditions peu orthodoxes lors des dernières joutes, les syndicalistes traînent un bilan quelque peu catastrophique. Considérés comme les défenseurs des intérêts des agents et cadres de l'administration publique, et aussi comme conseillers sociaux du gouvernement, ils n'ont rempli ni l'un ni l'autre de ces missions. On les a plutôt vus en œuvre lorsqu'il s'est agi de lutter pour leurs intérêts. Pour ça, ils sont sortis vainqueurs car ils ont et eu gain de cause.
Pour cela, les sources crédibles et dignes de foi rapportent qu'à chaque rencontre avec le VPM, ministre de la Fonction publique, ils ont toujours été gratifiés d'une manière ou d'une autre.
En plus et c'est le plus important pour eux, la plupart d'entre eux ont été promus au rang de directeur même s'ils ne remplissent pas les critères requis. La conséquence de ces promotions quelque peu fantaisistes est que nombreux de ces directeurs sont sans affectation, par manque de services à diriger. Ce qui justifie la pléthore constatée actuellement.
DES NOMINATIONS CONSIDEREES COMME PRIME A LA COLLUSION AVEC L'EMPLOYEUR
En outre, d'autres ont été nommés dans les conseils d'administration de quelques entreprises et établissements comme membres. Ces élévations sont considérées par les fonctionnaires comme une prime à la collusion avec l'employeur.
Les syndicalistes ont aussi comme mission de servir de conseiller du gouvernement dans le domaine social. Malheureusement, ils n'ont pas été en mesure d'aider les autorités à réduire les injustices qui sont à la base de la fracture béante entre les fonctionnaires et le gouvernement.
À ce propos, les exemples sont légion. À titre exemplatif, nous citerons la disparité des rémunérations au sein d'une même administration. Certains ministères ont des primes dont d'autres ne bénéficient pas. Il est encore scandaleux de constater que les primes dépassent de loin les salaires. Une situation vraiment atypique.
Un autre constat amer est que les syndicalistes n'ont jamais aidé le gouvernement à assainir le fichier de paie.
CONSEQUENCE, L'EXPLOSION DE LA MASSE SALARIALE
Bien qu'ils aient été associés à plusieurs contrôles, ceux -ci n'ont abouti à aucun résultat probant. L'explosion de la masse salariale que le président de la République a lui-même stigmatisée lors d'un de récents conseils des ministres en est une preuve éloquente.
Au contraire, ces prétendus représentants des agents et fonctionnaires se livrent à des pratiques maffieuses qui consistent à insérer les noms des personnes sur les listes des agents, avec comme conséquence l'augmentation anarchique du personnel payé par le Trésor public. Tous ces griefs à l'endroit des syndicalistes prouvent à suffisance qu'ils ne se sont pas acquitté correctement de leur charge. C'est pourquoi, des voix s'élèvent dans plusieurs ministères pour réclamer l'organisation des élections syndicales dont le but est de renouveler le banc syndical actuel qui, visiblement, a échoué.
La situation d'instabilité salariale actuelle face à laquelle les syndicalistes sont indifférents, vient confirmer toutes les critiques acerbes contre eux.
Muke MUKE