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Fatshi veut faire de la RDC un espace où les droits des femmes seront respectés
* Par ailleurs, la Banque mondiale se dit partenaire clé du gouvernement dans la lutte contre ce fléau
« J’ ai personnellement tenu à présider le lancement de cette conférence afin de réaffirmer mon engagement à tout mettre en œuvre pour que la RDC en particulier et l’Afrique en général deviennent des espaces où les droits des femmes seront autant respectés que ceux des hommes » a déclaré le Président Félix Antoine Tshisekedi, hier lundi 19 juin à Kinshasa, à l’ouverture de la conférence internationale sur les violences basées sur le genre qui a pour thème : » Travailler ensemble pour mettre fin aux violences basées sur le genre en RDC ». Ces assises se tiennent au Pullman Hotel dans la commune de la Gombe.
Le Chef de l’Etat a réitéré son engagement à lutter contre les VBG. Puis, il s’est réjoui d’avoir reçu de l’Afrique le mandat d’implémenter la Masculinité positive dans le continent mais surtout d’amener les États africains à adopter la toute première convention dédiée à la lutte contre les violences faites aux femmes et filles dont l’adoption est espérée en février 2024. Dans la foulée, il a expliqué les efforts que son Gouvernement mène en matière de lutte contre les VBG avec, notamment la promulgation de certaines lois relatives à la lutte contre les violences basées sur le genre, la prise en charge, à travers des politiques, des mécanismes et des lois..
» Etant que champion de la Masculinité positive, je réaffirme ma détermination à travailler pour que les hommes et les femmes, jeunes et comme adultes de mon pays et de l’Afrique améliorent leur perception de l’image et du rôle que la société attribue à la femme et que ces derniers se muent en champions de la prévention et de la lutte pour les droits des femmes « , a déclaré Félix Tshiskedi avant de procéder à l’ouverture officielle de la Conférence internationale basée sur la lutte contre les violences basées sur le genre.
PORTER DES EFFORTS DE LA LUTTE CONTRE LES VBG A UN NIVEAU ELEVE
La ministre du Genre, Femme et Enfant, Mireille Masangu Bibi Muloko a attiré l’attention sur la nécessité d’une bonne coordination pour plus de cohérence et de résultats visibles dans ce domaine. » Nous tenons à vous mobiliser dans ce cadre car il est impérieux de travailler ensemble afin de créer une synergie de toutes les parties prenantes sous la coordination de mon ministère« , a-t-elle souligné.
La coordinatrice du service spécialisé du Chef de l’Etat chargée de la jeunesse , lutte contre les VBG et traite des personnes , Mme Chantal Mulop a indiqué que le but de la conférence est « d’élargir la gamme d’acteurs , de compétences et d’idées pour répondre à la complexité, l’interconnexion , l’échelle et la gravité de la VBG en RDC en conviant de nouveaux acteurs à s’engager avec les acteurs existants travaillant sur les VBG et en portant les efforts sur la VBG à un niveau plus élevé.«
LA BANQUE MONDIALE PARTENAIRE DE LA RDC DANS LA LUTTE CONTRE LES VBG
Par ailleurs, la vice-présidente de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Est et du Sud, Victoria Kwakwa a déclaré s’investir « personnellement dans la lutte contre les VBG dans tous les pays de notre région et du monde « , d’autant plus que » ce fléau est un problème pour le développement mondial » En RDC, a-t-elle fait remarquer, » les femmes connaissent des taux élevés de violence, la moitié d’entre elles ayant subi des violences physiques avant l’âge de 15 ans et près d’un tiers déclarent avoir subi des violences sexuelles au cours de leur existence. Et pour ces femmes, l’auteur est le plus souvent le mari ou le partenaire « . Et d’ajouter que dans ce pays » 75% des femmes et 60% des hommes estiment que la violence domestique est justifiée « . Alors que les violences basées sur le genre empirent dans un contexte des conflits et des crises humanitaires, et que ces violences sont particulièrement prévalentes dans l’Est du pays, on peut facilement comprendre la situation dramatique que vivent les femmes congolais dont le pays connaît une insécurité grandissante dans sa partie orientale
Victoria Kwakwa tire la sonnette d’alarme. » Si ensemble nous ne relevons pas ce défi, nous mettrons à risque les priorités du développement en termes de création d’emplois, de transformation économique, de développement du capital humain, d’accès aux services de base, et de capitalisation de la transition démographique « .
On peut donc comprendre pourquoi la Banque mondiale ne lésine pas sur les moyens afin de lutter contre les VBG.
Ce qui explique, par voie de conséquence, les efforts que fournit cette institution de Bretton Woods en termes des projets visant la lutte contre les VBG dans la région Depuis 2017, cent sept (107) opérations dans la région ont inclus des interventions visant à lutter contre les VBG par le biais de projets ou de composantes opérationnelles dédiées.
En RDC par exemple, la Banque mondiale a récemment investi, avec ses partenaires gouvernementaux, 100 millions de dollars dans un projet de prévention et de réponse aux VBG. Dans le cadre de ce projet, a précisé Mme Kwakwa, le gouvernement congolais et ses partenaires ont pu atteindre plus de sept millions de bénéficiaires dans quatre provinces de l’Est, soit 80 % de la population des zone ciblées, et plus de 42 000 survivants ont reçu des soins.
» Ces projets illustrent l’engagement global de notre institution à lutter contre les VBG à tous les niveaux de la société et à veiller à ce que nos partenaires gouvernementaux disposent des ressources nécessaires pour prendre des mesures qui assureront la sécurité des femmes et des filles et leur autonomisation.
» Nous nous réjouissons d’être un partenaire et un collaborateur clé du gouvernement de la RDC pour cette conférence d’une grande actualité », a-t-elle mentionné. Elle a en outre ajouté que l’objectif de la conférence est d’élargir la gamme d’acteurs, de compétences, et d’idées pour aborder la complexité, l’interconnexion, et l’ampleur des VBG en RDC, en invitant de nouveaux acteurs à s’engager, et en portant leurs efforts à un niveau plus élevé. La conférence est l’occasion, pour la RDC, de présenter les résultats des interventions en cours et de tirer des enseignements de programmes similaires en Afrique et dans le monde.
Cette conférence réunit plus ou moins 200 participants. C’est un éventail d’acteurs
internationaux, régionaux et nationaux qui, pendant deux jours, vont partager leurs
expériences et leurs connaissances sur les mécanismes de prévention et de réponses aux violences basées sur le genre. Durant ces deux jours, ils se pencheront sur les moyens de renforcer la coordination et les mesures visant à améliorer la
prévention et la réparation de ces violences. Ces assises vont se clôturer ce mardi 20 juin dans l’après-midi. Kléber Kungu & Mathy Musau