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face aux tensions post-électorales, le gouvernement rassure: «L’armée et la police sont parées pour contenir tout débordement… »
* »Nous n’allons pas établir un Etat martial, mais nous serons le plus ferme possible pour parer à tout débordement d’où qu’il vienne », a déclaré le VPM Peter Kazadi.
Le Gouvernement rassure de dispositions sécuritaires prises pour maintenir l’ordre public sur l’ensemble du pays durant la période post-électorale. L’Exécutif l’a fait savoir lors du briefing presse animé hier mardi 26 décembre par le ministre de l’Information et Médias, Patrick Muyaya, et le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Peter Kazadi, sur la situation générale post-électorale dans le pays.
Devant la presse, le vice-Premier ministre en charge l’Intérieur et sécurité a fait état d’une alerte maximale des forces armées et de la police pour contenir d’éventuels débordements. D’où qu’ils viennent.
«Nous avons pris toutes les dispositions pour faire face à certaines menaces internes et externes. En interne, nous avons des acteurs majeurs qui sont en collusion avec des éléments extérieurs. En interne, il y a également des éléments qui cherchent à semer de troubles, au regard des actes d’incivisme. Pour ce faire, nous avons pris toutes les mesures : l’armée est en alerte, de même que la police pour faire face à tous les débordements. Nous n’allons pas établir un Etat martial, mais nous serons le plus ferme possible pour parer à tout débordement d’où qu’ils vienne», a déclaré le patron de la sécurité intérieure, invitant la population au calme.
« la justice sera active pour réprimer »
«C’est ici l’occasion d’appeler la population à être rassurée que rien ne va se passer dans le pays. Ne cédez pas aux appels de querelles. Pendant cette période où l’ennemi extérieur et intérieur veut semer la désolation, la justice sera active pour réprimer tous les actes contraires à la loi», a souligné le VPM Peter Kazadi.
S’agissant de la contestation des résultats des élections par l’opposition, le vice-Premier ministre Kazadi a soutenu que cela doit se faire dans le respect des lois du pays et devant les institutions compétentes.
« s’il y a contestation, ce n’est pas par des marches »
«Nous nous sommes engagés dans un jeu démocratique. Il faut respecter les règles définies. Celui qui sort du jeu, tombe sous le coup de la loi. S’il y a des contestations au sujet du processus en cours, c’est devant les institutions compétentes qu’il faut le faire et non par des marches», a-t-il insisté, appelant ne porte quel citoyen qui a besoin de protester à saisir la Cour constitutionnelle ou les juges compétents.
Pour le patron de la territoriale, «faire le contraire c’est marcher sur la loi».
Le vice-Premier ministre dit non à la marche programmée par l’opposition ce mercredi 27 décembre en guise de contestation des résultats : «Il n’y aura pas cette marche, parce qu’elle viole les dispositions légales», a-t-il martelé.

Pour sa part, le ministre de la Communication et Médias, et porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, a affirmé que la situation générale du pays est globalement calme, «hormis quelques zones de turbulence», avant d’inviter toute la population à la vigilance.
«Généralement en période des élections, il y a toujours quelques troubles. Les dispositions sont prises de manière à ce que la police et l’armée puissent assurer la sécurité. Nous ne ferons pas de commentaire sur le travail de la Commission électorale nationale indépendante. Mais, nous allons revenir sur les éléments du contexte », a expliqué le porte-parole du gouvernement. Didier KEBONGO