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Cette phrase lingala à connotation proverbiale exprime l'…
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La deuxième phase du procès impliquant l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, connaît un nouveau tournant. La Cour de cassation a officiellement déclaré close l’instruction dans l’…
Éclairage public à Kinshasa, Vivement une enquête sur les frais payés par les abonnés de la SNEL
Sur toutes les factures payées par les abonnés de la Société nationale d'électricité (Snel), il est retenu un pourcentage pour l'éclairage public. Selon les informations dignes de foi en notre possession, les fonds récoltés par cette société sont versés à l'Hôtel de ville de Kinshasa pour l'éclairage public. Mais si l'on observe l'obscurité totale dans laquelle sont plongées les grandes artères de la capitale, il y a lieu de se poser maintes questions sur l'utilisation de cet argent qui doit se compter en termes de milliers de dollars américains, au regard du nombre élevé d'abonnés desservis par cette entreprise étatique.
Pour raison de transparence et de respect envers la population, il s'avère plus qu'impérieux de diligenter un audit pour fixer l'opinion à ce propos. Cette opération va se situer à deux niveaux. Le premier niveau va concerner la Snel. Il s'agira de voir combien elle collecte pour le compte de l'éclairage public, et si elle verse réellement à l'Hôtel de ville et combien exactement. Le second consistera en une enquête à l'Hôtel de ville pour vérifier combien il perçoit et comment il utilise les fonds versés.
Sans contrôle, pas de bonne gestion
Les députés nationaux et provinciaux élus de Kinshasa doivent être les plus concernés par cette situation qui provoque un mécontentement au sein de la population. C'est cette indifférence des élus qui pousse les citoyens lambda à se poser la question de savoir à quoi servent réellement ces personnes qui sont envoyées dans ces institutions dont l'une des principales prérogatives concernent le contrôle parlementaire. La fracture sociale constatée entre les élus et leurs bases respectives découle justement de cette situation. Ils ont beaucoup à faire pour le bien -être de la population, mais malheureusement leur préoccupation se trouve ailleurs. Or, il est établi qu'il ne peut pas avoir une bonne gestion sans contrôle.
S'agissant de l'éclairage public, cette question devrait interpeller au plus haut point les élus parce que les ténèbres sur nos routes constituent une des causes majeures des accidents de circulation enregistrés ainsi que de nombreux cas d'insacurité à Kinshasa. L'indifférence face à ce qui ressemble à un vrai fléau doit donc cesser.
Outre cette problématique de l'éclairage public, Kinshasa est confronté à plusieurs autres défis qui exigent l'implication de ses élus pour des solutions satisfaisantes. En ce moment par exemple, l'incivisme des chauffeurs de bus qui fixent à leur gré le tarif de transport devrait pousser les députés de Kinshasa à interpeller le gouverneur pour mettre fin à cet imbroglio.
Les embouteillages, l'insalubrité, le banditisme urbain, le délabrement des routes, ... sont autant d'autres épines qu'il faut extirper des pieds de l'exécutif provincial. Tant que les élus restent dans leur léthargie, Kinshasa va continuer à sombrer, la nuit comme le jour. Et on doit craindre que "Kinshasa ezo bonga" ne se transforme en "Kinshasa ezo bunga"!
Muke MUKE