Dernière minute
Société
Réponse ya Mario. Bisengo ya ango pasi ya pape" (en lingala) se traduit en français par : "La réponse de Mario. Le bonheur de cela, (c'est) la souffrance du pape" (ou les joies de la chose, la peine du pape). Il est des phrases, des expressions constituant l'ossature de nos sujets de la…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Un an après son entrée en fonction, John Banza Lunda affiche un bilan qui le place au premier rang des membres du gouvernement Suminwa 2. Selon un sondage réalisé par Les Points les 1er et 2…
Étranger
La Colombie a annoncé un changement de sa position sur la question du Sahara et affirmé sa reconnaissance de la souveraineté du Royaume du Maroc sur ses Provinces du Sud.
Cette nouvelle…
Nation
Alors que l’ultimatum lancé à Félix Tshisekedi arrive à son terme, Martin Fayulu a quitté Kinshasa ce mardi 11 août pour Paris. Ce déplacement intervient au moment où l’opposant maintient la…
Dialogue inclusif national : les Congolais invités à jouer le premier rôle
Des réunions se multiplient ici et là pour le retour définitif de la paix en République démocratique du Congo. La dernière en date s'est tenue à Lomé (Togo) autour du président togolais Faure Gnassingbé, médiateur désigné de l'Union africaine (UA) pour l'Est de la RDC, depuis le mois de mars de l'année dernière. Autour de lui se sont retrouvés le président de la Commission de l'UA, Mahmoud Ali Youssouf, à la tête de la délégation comprenant notamment Olusegun Obasanjo du Nigéria et Uhuru Kenyatta du Kenya.
On a noté également la présence de Sahle-Work Zewde, ancienne présidente de l'Éthiopie, de Catherine Samba Panza, ancienne présidente de transition de Centrafrique, ainsi que de Mokgweetsi Masisi, ancien président du Botswana. Cette rencontre de haut niveau a pour objectif affiché le renforcement de la médiation africaine, en s'appuyant sur l'expérience de ces grandes personnalités, tout en cherchant à mieux articuler les différentes initiatives régionales et internationales existantes. Les échanges ont porté notamment sur les mécanismes de désescalade, la reprise du dialogue politique et la coordination entre les acteurs impliqués dans le processus de paix.
À part ces rencontres au niveau continental, il sied de rappeler le processus de Doha tente de mettre autour d'une même table Kinshasa et les rebelles de l'AFC/M23.
Cependant, il est curieux de constater qu'au moment où les partenaires de la RDC dépensent beaucoup d'énergie pour la fin de la guerre dans l'Est, certains Congolais ne semblent pas prendre la mesure du danger qui guette leur pays. L'on déplore ci et là des comportements qui vont à l'encontre de la vision du président de la République, Félix Tshisekedi. Par ce temps qui court, nous n'avons pas besoin de situations qui nuisent à l'esprit de cohésion nationale.
Le dialogue national inclusif requiert des uns et des autres l'esprit de dépassement de soi. Il faut que chacun puisse mettre un peu d'eau dans son vin.
Le Pape Léon XIV insiste sur le dialogue
Dans son angélus du dimanche 18 janvier à la place Saint Pierre de Rome, le Souverain Pontife est revenu sur la situation dramatique dans l'Est de la RDC, particulièrement à Uvira au Sud -Kivu.
À ce sujet, il a exprimé sa compassion envers les ressortissants de ce territoire qui ont fui leurs domiciles pour se rendre en masse au Burundi.
Stigmatisant la violence sous toutes ses formes, le chef spirituel de l'Eglise catholique romaine a appelé à la tenue du dialogue entre les différents acteurs impliqués dans ce conflit dramatique. Si de la lointaine ville de Rome le Saint Père est inquiet du sort des Congolais, particulièrement ceux de l'Est, pourquoi les concernés eux-mêmes ne s'en soucient pas outre mesure ?
Aujourd'hui, quelques médias font état des arrestations de certains politiciens de l'Opposition. Un tel environnement ne favorise pas la bonne tenue du dialogue inclusif tant souhaité et par la majorité de la population et par les partenaires de la RDC. Mettre les bâtons dans les roues du véhicule à la recherche de la paix durable et définitive en RDC, c'est visiblement être un ennemi de la cohésion et de la réconciliation nationales. N'est-ce pas que ceux qui nous ont colonisés disent que l'union fait la force? Quelles que soient leurs divergences, les Congolais sont condamnés à l'unité pour sortir du bourbier et du marasme socio-économique dans lequel ils se trouvent enlisés depuis des lustres.
Muke MUKE