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Des médecins aspergés par la police à Kinshasa lors d'un sit-in pour réclamer leur prime de risque
La tension est montée d'un cran dans le conflit opposant les médecins au Gouvernement. Ce mercredi 15 juillet, des agents de la Police nationale congolaise (PNC) ont dispersé à jeu d'eau des médecins qui observaient un sit-in devant l'Immeuble du Gouvernement, où ils avaient passé la nuit pour exiger le paiement de leur prime de risque, estimée à 1,8 million de francs congolais. Une humiliation inqualifiable pour ceux qui ne faisaient revendiquer leurs droits sociaux.
Des vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux montrent des policiers aspergeant les manifestants à l'aide de jets d'eau, une intervention qui a rapidement suscité une vague d'indignation. Les praticiens de santé dénonçaient le non-paiement de leurs indemnités et réclamaient une réponse concrète des autorités à leurs revendications.
Plusieurs sources concordantes attestent que les médecins avaient choisi de maintenir leur présence devant le siège du gouvernement afin de faire pression sur les décideurs, dans un contexte marqué par l'absence d'avancées significatives dans les négociations portant sur leurs conditions de rémunération.
Cet incident survient alors que le mouvement de grève des médecins se poursuit et perturbe le fonctionnement de nombreux hôpitaux publics de Kinshasa. La paralysie de plusieurs services de santé accroît les difficultés d'accès aux soins pour des milliers de patients et met davantage sous pression un système sanitaire déjà fragilisé.
Les images de cette intervention policière ont provoqué de nombreuses réactions au sein de l'opinion publique. Plusieurs observateurs dénoncent un traitement jugé dégradant à l'égard de professionnels de santé dont les revendications portent sur le respect de leurs droits sociaux, tandis que les attentes se concentrent désormais sur une issue négociée susceptible de mettre fin à une crise qui affecte aussi bien les soignants que les populations.
Jérémie ASOKO