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Des entreprises de construction des routes n'ont pas respecté leur engagement
En cette fin d'année, Kinshasa connaît des embouteillages monstres presque dans tous les coins. De Tshangu à l'ouest en passant par le centre de la capitale, les Kinois connaissent un véritable calvaire. Qu'on soit propriétaire d'un véhicule ou pas, se déplacer d'un coin à l'autre constitue un casse-tête. Une des causes principales de ce calvaire est l'état piteux des routes de la capitale.
Pour éviter qu'on en arrive à cet imbroglio, le gouvernement avait mis en garde les entreprises commises à la réhabilitation de nombreux chantiers ouverts ici et là. Avec indignation, les Kinois se rendent compte que ces entrepreneurs ne se sont pas acquittés de leur cahier des charges. Pour preuve, pratiquement tous les tronçons n'ont pas été achevés.
Nous citerons à titre indicatif la route qui va du Triangle de la Cité Verte à Kimwenza -Gare dans la commune de Mont Ngafula. Un petit chantier qui aurait dû prendre tout au plus deux mois est loin de se terminer. Visiblement, l'entreprise qui exécute les travaux ne dispose ni d'engins ni de l'expertise requis pour ce genre de tâche. Au moment où nous parlons, les travaux se sont arrêtés net. Seuls quelques ouvriers sont visibles sur le terrain. Ils se contentent de tracasser les rares motocyclistes et automobilistes qui passent par le chantier auxquels ils exigent le montant de 500 FC.
Bourbier
Un autre bourbier problématique se situe au niveau de l'entrée du quartier Mont Fleury, non loin de Kintambo Magasin. Les travaux ont commencé il y a des mois. Mais aussi curieux et révoltant que cela puisse paraître, ce chantier piétine. Depuis quelque temps, tôt le matin, en pleine journée ou le soir, il faut des heures aux automobilistes pour traverser le bourbier qui se crée de Kintambo Magasin au camp Loano.
Le même spectacle désolant est vécu dans plusieurs autres communes de la ville. La liste est tellement longue qu'il serait fastidieux de l'énumérer.
Étant donné que ces opérateurs économiques n'ont pas respecté leurs cahiers de charges, il importe que le gouvernement leur applique la rigueur de la loi. Cependant, il reste à savoir si le choix desdites entreprises a respecté la loi en vigueur sur les marchés publics en RDC. Car, s'il faut se référer aux travaux de la route Cité Verte -Kimwenza gare, il y a de quoi se demander pourquoi cette entreprise a été retenue pour exécuter cette tâche.
Quid du BTC ?
Une autre question à poser concerne le rôle du Bureau technique de contrôle (BTC). Cette structure du ministère des Infrastructures, Travaux publics et reconstruction (ITPR), ne remplit pas correctement sa mission. Nous en voulons pour preuve le fait que la qualité de travaux effectués sur nos routes est à redire. Quand bien même on n'est pas un ingénieur des travaux publics, on peut bien vite se rendre compte que les normes standards ne sont pas respectées par la plupart de nos entreprises de construction. En conséquence, il y a beaucoup de routes qui s'abîment facilement et qui exigent d'être refaites quelques mois seulement après leur livraison au gouvernement.
Pour mettre fin à la répétition de pareils scénarii, la seule solution idoine est que le gouvernement soit rigoureux dans le choix des entreprises et, dans le cas des failles, sanctionner selon la rigueur de la loi.
Muke MUKE