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Des cas de corruption enregistrés en 2021 évalués à plus de 62 milliards $
* Le président de l’APNAC-RDC dénonce aussi le non alignement au Parlement de quatre propositions de loi anti-corruption de son organisation.
Le Réseau des Parlementaires Africains contre la corruption (APNAC-RDC) dit avoir enregistré, pour la période de janvier à décembre 2021, 69 dénonciations des cas de corruption avérés, estimés à plus de 62 milliards USD (62.645.621.915 $) et détecté 10 sites miniers artisanaux illégaux.
C’est son président, le député national Jean Pierre Pasi-Zapamba, qui l’a affirmé au cours d’un point de presse le samedi 14 mai dernier. Il a annoncé pour bientôt la publicitation du rapport 2021 qui donnera plus de détails sur ces cas de corruption collectés à travers le numéro vert de l’APNAC qui est encore opérationnel à ce jour.
Le président de ce réseau panafricain, dont la présidence est assurée actuellement par la RDC a saisi cette occasion pour rappeler le rapport de son organisation publié sur la période de janvier à décembre 2020, qui faisait état de 150 terrains de l’Etat spoliés et de 148 actes de corruption enregistrés, représentant un manque à gagner de plus de 7 milliards USD (7.979.152.682,57 $) pour l’Etat congolais.
L’un des principaux objets de cette déclaration était d’exprimer l’indignation de l’APNAC-RDC de constater que toutes ses quatre propositions de lois anti-corruption initiées ne sont pas alignées à ce jour au Parlement. Ce, au moment où il ne reste qu’un mois pour la clôture de la session de mars en cours.
Parmi ces propositions de loi en souffrance, il y a premièrement celle modifiant et complétant le Code pénal, présentée à l’Assemblée nationale et déclarée recevable le 18 juin 2020 par la plénière et envoyée à la Commission PAJ.
A en croire l’elu de Kwango, Jean Pierre Pasi-Zapamba, cette proposition de loi est retenue sur tous les calendriers des sessions mais n’a jamais été programmée au débat général. Son examen en commission n’a même jamais connu un début à ce jour.
La deuxième proposition de loi de l’APNAC-RDC en souffrance est celle portant création de l’Agence nationale Anti-corruption. Elle a achevé son examen à l’Assemblée nationale et au Sénat, mais la commission mixte-paritaire devant l’examiner en dernier ressort n’a jamais été mise en place plus d’une année après.
La troisième proposition de loi non alignée est celle portant droit d’accès à l’information tombée en annulation pendant la législature passée. Relancée à l’Assemblée nationale, APNAC-RDC redoute qu’elle subisse le même sort.
La dernière proposition de loi anti-corruption encore dans le tiroir au niveau du Parlement est celle portant lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et prolifération des armes de destruction massive.
Tout en dénonçant la montée des actes de corruption en RDC, l’APNAC-RDC considère le relâchement des personnalités impliquées dans les hauts faits de corruption comme une honte pour la justice congolaise, un découragement pour les dénonciateurs et un non-sens pour les actions anti-corruption menées.
« Le gouvernement doit rendre compte de l’issue des procès déjà entamés. Il doit dire au peuple congolais la quantité des biens déjà récupérés et ceux qui restent à être récupérés des mains des kuluna en cravate. A ce stade, le seul remède pour éradiquer la corruption en RDC reste la sanction. On a assez prévenu et dénoncé. Il faut maintenant agir », a-t-il conclu.
Orly-Darel NGIAMBUKULU