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Denis Mukwege probable futur secrétaire général de l'OIF
Ce mercredi 25 février 2026, Félix Antoine Tshisekedi sera reçu à l'Élysée par son homologue français Emmanuel Macron. À cette occasion de déjeuner de travail, le président congolais va sans aucun doute plaider pour la candidature du célèbre gynécologue et prix Nobel de la paix, Denis Mukwege,
La rencontre entre les deux chefs d'État devrait marquer un tournant décisif dans la position de la République démocratique du Congo (RDC) vis-à-vis de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). D'aucuns se souviennent que l'élection de la Rwandaise Louise Mushikiwabo aux hautes fonctions de secrétaire générale de cette institution avait fait grands bruits à l'époque, d'autant plus que la RDC, le plus grand pays francophone en terme de population, avait exprimé les mêmes ambitions. Contre toute attente, le candidat d'un pays qui a rejeté le français comme langue officielle s'est retrouvé au perchoir de cette grande institution internationale.
Cette fois -ci, pour l'élection du mois d'octobre 2026, la RDC est déterminée à bloquer la candidature de la secrétaire générale sortante, la Rwandaise Louise Mushikiwabo, pour un troisième mandat. Face à cette candidate, des informations dignes de foi font état de la volonté du président Tshisekedi porter la candidature du docteur Denis Mukwege, dont la notoriété dépasse largement les frontières nationales, en sa qualité de prix Nobel de la paix.
Comme nous pouvons nous l'imaginer, l'un des principaux objectifs du face-à-face Tshisekedi -Macron est d'obtenir le soutien de Paris à cette candidature congolaise en vue du sommet de l'OIF d'octobre prochain.
Pour beaucoup d'analystes indépendants, la nomination de Mukwege, figure emblématique de la défense des droits humains' et lauréat du prix Nobel de la paix 2018, est perçue comme une tentative de positionner la RDC comme un leader rassembleur au sein du monde francophone.
LOUISE MUSHIKIWABO : UN BILAN MITIGE QUI OUVRE LA VOIE A MUKWEGE
En prélude de la future élection du secrétaire général de l'OIF, l'ancienne gouverneure générale du Canada et ex secrétaire générale de l'institution francophone, Michaël Jean, a fait dernièrement des révélations accablantes sur la gouvernance actuelle de l'OIF. Selon la Canadienne, le climat de travail est préoccupant sous la direction de Louise Mushikiwabo.
Ces révélations font écho au témoignage de Bertin Leblanc, journaliste canadien chevronné et ancien porte -parole de Michaël Jean durant quatre années. Dans sa bande dessinée Éléments de langage, il relate les coulisses de la Francophonie institutionnelle, notamment la nomination controversée de Louise Mushikiwabo en 2018, à laquelle il a assisté de l'intérieur.
"On se retrouve aujourd'hui avec une secrétaire générale issue d'un régime totalitaire, provenant d'un pays qui a abandonné le français. Comment voulez-vous qu'on prenne cette organisation au sérieux ?", s'interroge le confrère canadien.
En outre, un sondage interne sur le climat de travail, mené par le comité du personnel de l'OIF, révèle qu'environ la moitié des employés soit 44% des répondants affirment avoir été victimes de harcèlement moral ; 9% disent avoir subi du harcèlement sexuel.
À la suite de ces révélations, Ottawa a décidé de retirer sa contribution volontaire de 3 millions de dollars. Une décision lourde de sens pour une organisation qui repose en partie sur les contributions de ses États membres.
Par ailleurs, le sondage révèle également des inquiétudes concernant la fraude au sein de l'OIF : 15% des répondants estiment avoir été témoins de pratiques frauduleuses ; 85% déclarent ne pas savoir s'il existe des mécanismes internes de signalement, ou pensent qu'il n' en existe pas. À ce sujet, il importe de rappeler que l'OIF a été condamnée à verser 10.000€ pour préjudice moral. Pour plusieurs observateurs et anciens cadres de l'organisation, ces révélations confirment une dérive autoritaire de la gouvernance actuelle.
Alors que la Francophonie peine déjà à affirmer sa pertinence sur la scène internationale, de telles révélations vont sans doute accentuer la crise de crédibilité qui frappe cette institution et de relancer le débat sur son avenir. Si Louise Mushikiwabo venait à être réélue, les membres de l'OIF assumeront eux -mêmes la lourde responsabilité d'avoir signé l'arrêt de mort de leur organisation. Pour éviter ce scénario catastrophe, ils feraient mieux de plébisciter la candidature du célèbre gynécologue congolais Denis Mukwege, lauréat du prix Nobel de la paix, qui répond parfaitement au profil requis.
Muke MUKE