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Delly Sesanga : « Je suis serein »
*L’élu de Luiza dans le Kasaï Central dit être disposé à répondre à toute question de n’importe quelle structure au niveau de l’Assemblée nationale mais également à éclairer l’opinion par des éléments de preuves que la commission lui exigerait.
L’Assemblée nationale a institué au cours de sa plénière de mardi 27 septembre, une commission chargée d’examiner les allégations sur les 21.000 dollars que toucheraient par mois les députés nationaux en guise de salaires. Un des élus devant être auditionné par ladite commission pour avoir divulgué cette information, Delly Sesanga dit être serein à pouvoir répondre à toute invitation de n’importe quelle structure de la chambre basse.
« Je suis en train de mener depuis des années un combat pour la réduction du train de vie de l’Etat. C’est un combat de conviction, un combat de fond, un combat structurant pour notre pays. Je le mènerai jusqu’au bout, quoi qu’il en coûte et je ne me laisse pas intimider par quoi que ce soit. Ensuite je suis un député élu. Je suis à ma troisième législature aujourd’hui à siéger dans cette Assemblée nationale et je suis très serein à pouvoir répondre à toute invitation de quelle que commission que ce soit, dans la vérité et l’intégrité« , a déclaré le leader d’Envol.
Au cours de la plénière du mardi 27 septembre, les députés nationaux ont mis en place une commission ad hoc devant auditionner les députés Delly Sesanga et Jean-Baptiste Muhindo Kasekwa. Initiateur de la motion, le député Nanou Memba veut voir ces collègues être entendus sur » leurs motivations » à confirmer des » allégations selon lesquelles un député national toucherait un prétendu montant de 21.000 dollars au titre de salaire mensuel « .
Des menaces qui ne font pas changer d’avis l’élu de Luiza qui dit assumer ses propos.
» Je ne suis pas de nature à fuir mes responsabilités. J’assume mes propos, je les assumerai jusqu’au bout. Je mènerai ce combat quoiqu’il en coûte, quelles qu’en soient les sanctions au sein ou en dehors de l’Assemblée nationale auprès de mes compatriotes pour que nous ayons un Etat qui soit modeste mais efficace et capable de répondre aux besoins de notre population« , dit-il.
Delly Sesanga salue même la mise sur pied de cette commission spéciale et temporaire qui, estime-t-il, « va aider notre peuple dans la transparence à connaître la vérité et devrait dans la vérité et la transparence rendre publics les conclusions et les éléments qui auront été échangés au cours de cette audition au sein de cette commission. «
Il faut rappeler que Martin Fayulu a été le premier à jeter le pavé dans la marre en affirmant dans un communiqué qu’un député national touche 21 000 dollars de salaire. Ce qui avait nourri une vive polémique dans l’opinion qui a jugé scandaleux ce niveau d’émoluments dans un pays où un médecin touche à peine 700 dollars.
Au milieu de cette controverse, seuls les députés Delly Sesanga et Muhindo Kasekwa ont embouché la même trompette que le leader de l’Ecidé. Ce dernier avait demandé au président de l’Assemblée nationale de publier les chiffres sur ces émoluments et donc de dire quelles sont les rubriques qui constituent les salaires des élus. Il n’en a été rien.
A l’ouverture de la session ordinaire de septembre, les Congolais étaient convaincus que le speaker de la Chambre basse allait enfin mettre un terme à la polémique au sujet de » vrai salaire » du député en donnant officiellement l’information. Rien du tout.
Alors qu’il a parlé pendant deux heures, Christophe Mboso s’est tu dans toutes les langues sur la question. Les Congolais sont pourtant en droit de savoir ce que gagnent exactement leurs représentants.
Autorité budgétaire, censeur du Gouvernement et donc garant de la bonne gouvernance, l’Assemblée nationale devrait être une maison de verre. Comment s’ériger en temple de l’orthodoxie budgétaire, tout en donnant l’impression de cultiver l’opacité sur sa propre gestion. Comment se poser en défenseur du peuple tout en ne permettant pas à celui-ci de savoir combien on touche ?
Le mérite de Delly Sesanga est d’être au clair avec sa vocation de parlementaire. Quand il persiste dans sa croisade pour la réduction du train de vie de l’Etat, l’élu de Luiza est en accord avec le pays réel. Lorsqu’il monte au créneau sur la polémique sur les émoluments, il est bel et bien dans son rôle de sentinelle de la bonne gouvernance. Didier KEBONGO