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De hauts magistrats attendus sur le front de l’édification de l’Etat de droit

* Eu égard à ce que d’aucuns considèrent comme la politisation de la Justice, les heureux promus sont appelés à donner des gages de leur indépendance vis-à-vis de l’Exécutif
Près de 80 hauts magistrats ont prêté serment hier mercredi 31 août devant le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi. Il s’agit de hauts magistrats du Conseil d’Etat, de la Cour de Cassation, des parquets près ces juridictions, ainsi que ceux près la Cour des comptes.
Tradition oblige, ces hauts magistrats de l’Ordre judiciaire et ceux de l’Ordre administratif ont juré devant le Magistrat suprême » de respecter la Constitution et les lois de la République démocratique du Congo et de remplir loyalement et fidèlement, avec honneur et dignité, les fonctions qui leur sont confiées« .
Le Président de la république, en sa qualité de Magistrat Suprême, a pris acte de leur serment. Ce fut une grande cérémonie avec toute la solennité requise. Tour à tour, le Procureur Général près la Cour de Cassation Mvonde Mambu Firmin , le premier président du Conseil d’Etat, Odio Nonde Marthe, le Procureur Général près le Conseil d’Etat M. Iluta Ikombe Yamama ont prêté serment devant le président de la République.
Ils ont été suivis des Conseillers à la Cour de Cassation, du premier Avocat général près la Cour de Cassation, des avocats généraux près la Cour de Cassation, de deux présidents au Conseil d’Etat, Funga et Esambo, des Conseillers au Conseil d’Etat , des avocats près le Conseil d’Etat.
Le chef de l’Etat a, par la suite, reçu le serment du premier président de la Cour des Comptes M. Munganga Ngwaka Jimmy, du Procureur général près cette juridiction, des présidents des chambres, des conseillers maîtres à la Cour des comptes et de 34 conseillers Référendaires à la Cour des comptes.
Pour les assermentés , cette cérémonie va au delà du seul aspect protocolaire. « C’est un engagement solennel pour eux de respecter la constitution et les lois du pays dans l’exercice de leurs fonctions« , a déclaré le Conseiller politique du président de la république.
PRESTATION DE SERMENT DES CONSEILLERS À LA COUR DES COMPTES
La particularité de cette cérémonie a été la prestation de serment des conseillers maîtres et conseillers référendaires de la Cour des comptes devant le président de la RDC. Une première, 35 ans après, depuis la création de cette juridiction des finances publiques en RDC, appelées à travailler en synergie avec l’IGF.
Pour nombre d’observateurs, cette cérémonie de prestation de serment, qui intervient après la nomination par ordonnance, le 27 juin et le 30 juillet derniers, est en soi une bonne chose. Pourvu que ces acteurs de la Justice désormais investis du plein pouvoir de dire le droit puissent effectivement contribuer à l’édification de l’État de droit en RDC.
Le contraire ne ferait que retarder la marche de la RDC vers son développement, si ce n’est de le faire reculer. Seule la Justice élève une nation, dit-on.
VIVEMENT L’ÉTAT DE DROIT
On ne saurait s’empêcher de relever que les heureux promus entament leur mandat alors que l’opinion s’interroge de plus en plus sur le degré d’indépendance du pouvoir judiciaire vis-à-vis de l’Exécutif.
Les procès liés au détournement des deniers publics notamment « l’affaire 100 jours » et les arrestations apparemment « politiquement motivées » ne plaident pas pour la consolidation de l’Etat de droit. Et demain, les élections constitueront l’autre test majeur.
On espère que ce ne serait pas le cas avec ces hauts magistrats nouvellement nommés au regard de la riche carrière que charrie la plupart d’entre eux. Ils ont donc le bénéfice de la présomption de travailler pour traduire dans la réalité le fameux » État de droit » cher au président Félix-Antoine Tshisekedi. Orly-Darel NGIAMBUKULU