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David Warren invite les participants à réfléchir à la manière d’être des agents du changement
« Nous devons tous réfléchir à la manière dont nous pouvons être des agents du changement que nous voulons voir chez les autres ». C’est l’invitation que David Warren, directeur de la Banque mondiale, a adressée à tous les participants à la Conférence internationale sur la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) à sa clôture hier mardi 20 juin courant. Ils étaient venus presque de toutes les provinces du pays, d’autres pays africains et du monde.
Pour David Warren, son institution «voit la question des VBG comme un défi énorme et central pour le développement». C’est pour cette raison, explique-t-il, qu’ «au sein de la Banque mondiale les activités visant à prévenir et à répondre à VBG dans le contexte des investissements financés par la Banque ont été multipliés par plus de10, passant de 38 en 2012 à 390 en 2022 avec des points d’entrée dans tous les secteurs. Notre expérience en RDC et dans d’autres pays nous a permis de tirer des leçons (5) précieuses qui influencent les engagements de l’ensemble de la Banque mondiale »..
Avant de procéder à la clôture des assises, Chantal Mulop, Coordonnatrice du service spécialisé en charge de la jeunesse, lutte contre les VBG et traite des prisonniers, à la Présidence de la République, n’a pas caché la joie qu’elle éprouve après la tenue de cette Conférence, du reste, une réussite, en terre congolaise après celle tenue en Norvège en 2019. Et c’est grâce à la Banque mondiale qui a accepté de la financer
«Au nom du Président de la République et au nom de tout son peuple de la RDC, je tiens à vous adresser tous mes encouragements envers cette question des VBG à travers votre participation active à la Conférence internationale qui s’est tenue pendant deux jours du 19 au 20 juin courant».
LES VBG DECIMENT A PETIT FEU LA VIE DES MILLIERS DE PERSONNES
Pour Chantal Mulop, «les VBG sont une problématique complexe qui décime à petit feu la vie des milliers de femmes, de filles et d’enfants à travers le monde et la RDC, mon pays, n’est pas épargnée».
Voilà pourquoi elle estime qu’il est «temps de mettre tous les acteurs ensemble en vue de mutualiser les énergies, les efforts et les stratégies, que nous donnions des réponses collectives devant décourager les auteurs de ces crimes et répondre aux survivantes.
Elle a rassuré les participants de l’engagement du Président de la République à se l’approprier et de l’intégration des résolutions issues de ces assises dans la feuille de route du Champion de la Masculinité positive.
Pour Félix Tshisekedi, a-t-elle renchéri, cette Conférence internationale placée sous le thème «Travailler ensemble pour mettre la fin aux violences basées sur le genre» «est une remise en cause où chaque acteur, à quelque niveau que ce soit, est appelé à apporter sa contribution et son implication pour que les VBG ne restent plus impunies dans notre pays».
LA CULTURE KASAIENNE NE FAVORISE PAS LA FEMME
Auparavant, il a échu au Pr Bernard Lututala, de l’Université de Kinshasa, de faire une synthèse des deux jours des travaux de 5 sessions qui ont travaillé en groupes pour réfléchir, chacun, à une thématique spécifiée. Ce, avant la finalisation d’un Rapport.
Il a, pour chaque session, résumé ce qu’il a appelé ‘’leçons apprises’’ dans les discussions ayant caractérisé les débats.
Dans la session1 intitulée Comprendre les causes et les solutions des VBG, les participants ont appris notamment que les personnes vivant avec handicap souffrent d’une très grande pauvreté de mythes, de discriminations, d’un complexe d’infériorité et de l’ignorance de la loi. Des facteurs qui les exposent davantage aux VBG ; que les personnes qui les assistent sont les mêmes qui provoquent ces VBG ; que la culture kasaïenne ne favorise pas la femme, qu’en famille déjà les mamans aiment plus les garçons que les filles, qu’elles disent aux garçons qu’ils sont maris de plusieurs femmes, que les oncles ont la mainmise sur les filles, que les oncles peuvent s’arroger le droit de les marier précocement.
Dans la 2ème session «Qu’est-ce qui marche ? », on a retenu entre autres que la pauvreté est un facteur important des VBG et donc la lutte contre les VBG doit s’étendre jusqu’à cette nécessité de travailler pour un développement économique le plus important.
DES ENFANTS ONT DU MAL A DENONCER DES AUTEURS DES VIOLENCES
La session3 Approche multi-sectorielle et systémique pour la lutte contre les VBG a dégagé entre autres leçons que beaucoup de données manquent pour cerner la question de violence auprès des enfants de moins de 12 ans et même plus et que, pour mener la lutte contre les VBG, on a besoin de l’aide de la communauté internationale ; que la question des enfants est très délicate dans la mesure où elle touche à la question d’intimité et que les enfants ont du mal à dénoncer les auteurs des violences qu’ils subissent. Il faudrait donc trouver une façon plus efficace pour les faire parler. En outre, qu’il y a nécessité d’exiger des comptes auprès des auteurs de ces violences. Donc, les auteurs des VBG doivent rendre des comptes et doivent être poursuivis.
La Masculinité positive comme facteur de changement a permis de dégager entre autres leçons qu’il y a nécessité de procéder à un changement de narratif et d’éduquer l’homme et la femme autrement en commençant à donner une autre éducation à la fille et une autre éducation au garçon.
Le Pr Bernard Lututala a émis le vœu de créer un réseau des participants à cette Conférence car ayant une meilleure compréhension de la question des VBG. Ce qui permettrait de garder un large éventail d’acteurs ayant des notions approfondies des VBG. Kléber KUNGU