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Ba trop sur bafaza mokate". Cette phrase n'est pas du lingala pur, mais plutôt du lingala argotique. Ce que le langage populaire des habitants de Kinshasa surnomment le "kindoubill" ou l'argot de Kinshasa mélangé à des expressions typiques.
Un langage caractérisé par…
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Dans une homélie en la cathédrale Notre-Dame du Congo : Le Cardinal Ambongo appelle les chrétiens catholiques à s’opposer à l’homosexualité
L’Archevêque métropolitain de Kinshasa, Fridolin Ambongo, a appelé les chrétiens catholiques, à travers les membres de la Communauté Famille Chrétienne (CFC) à s’opposer à l’homosexualité, qui vise la destruction des mariages, des couples et des familles. La conséquence finale de cette odieuse pratique, a-t-il souligné, est la fin de la race humaine car, si les hommes se marient entr’eux et les femmes entr’elles, d’où proviendraient les hommes, s’est-il interrogé. Il leur a demandé de se comporter comme leurs pères spirituels de l’église catholique de l’Afrique, qui a été félicitée lors du dernier Synode pour sa prise de position contre les mariages gay.
Cette recommandation a été faite en la cathédrale Notre-Dame du Congo, dans la commune de Lingwala à Kinshasa, à l’occasion de la commémoration des 40 ans de l’existence de la Communauté famille chrétienne (CFC), un mouvement laïc d’action catholique.
En cette circonstance, il a rappelé à l’assistance qu’un jubilé constitue l’occasion de faire l’évaluation de la vie d’une communauté ou d’un groupe humain. Car un chapitre s’achève et un autre s’ouvre. Il a exhorté à l’assistance à faire un examen de conscience pour voir les faiblesses et les points forts de leur communauté pour un meilleur avenir.
Se référant au livre de Josué, successeur direct de Moïse, le prélat a stigmatisé l’infidélité des Israélites, qui ont murmuré vis-à-vis de Dieu dès lors qu’ils se sont retrouvés face à des difficultés sur leur chemin vers la terre promise. Ils ont oublié les bienfaits dont ils ont été bénéficiaires notamment la fin de leur exil à Bayonne et leur sortie de l’Égypte.
La même question que Josué leur a posée, celle de savoir quel Dieu ils voulaient servir, le Cardinal Ambongo l’a posée aux membres de la CFC. Après 40 ans, les a-t-il exhortés, «votre option fondamentale doit être celle de servir Dieu, un choix qui doit être ferme, définitif et nourri par la soif de Dieu». En plus, il leur a demandé de ranimer les dons et les charismes dont le Seigneur les a dotés. Pour ce, ils ont l’obligation de les entretenir sinon ces charismes vont s’éteindre. Ainsi, a-t-il exigé aux responsables dudit mouvement d’aider leurs brebis à consolider leurs charismes.
À la même occasion, il leur a fait part de son déplacement cette semaine, à Kigali (Rwanda) où il va participer à la réunion du comité permanent des conférences des Evêques d’Afrique Centrale et de Madagascar, avant de se rendre à Rome pour la clôture du Synode sur la synodalité.
Il a annoncé également l’ouverture de l’année sainte en 2025 dont le thème est l’espérance.
Prenant la parole à son tour, la présidente du comité organisateur, Mme Jacquie Ngangale, a rappelé les quatre bases de la CFC. Il y a primo, la vision qui est de défendre et promouvoir les valeurs familiales. Secundo, la mission qui concerne la sanctification des familles et des couples pour changer le monde. Tertio : l’objectif. Il s’agit de réaliser l’harmonie et le bonheur conjugal. Quarto : le message de ce mouvement laïc qui est : le mariage est un lieu de bonheur et non de malheur.
Ce mouvement, créé en 1984, par le couple Botolo Léon et Valentine a connu une expansion prodigieuse. Elle est restée une et indivisible, ce que le Cardinal Ambongo a salué avec chaleur. Elle s’étend actuellement à travers pratiquement tous les diocèses de la RDC. Elle est aussi implantée en Afrique, en Europe, au Canada et aux États-Unis. Muke MUKE