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Dans cinq ans, fini les délestages
La décision du
gouvernement de
construire un barrage hydroélectrique sur les chutes de Kinsuka en amont du fleuve Congo, dans la commune de Ngaliema, fait jubiler les Kinois pour lesquels la desserte en énergie électrique constitue un véritable casse-tête. Selon les projections annoncées par le porte -parole a.i du gouvernement, cet ouvrage sera disponible dans cinq ans. Au terme de ce délai, sauf contretemps, le mot délestage aura disparu du langage des Kinois.
On souligne que depuis plusieurs années, il est rare de trouver une commune entière ou même un quartier éclairé régulièrement en énergie électrique.
Pourtant, dans les environs de la capitale il y a deux barrages, à Inga et à Zongo, dans le Kongo Central, capables d'alimenter tous les abonnés de la SNEL sans interruption. Reste à savoir à quoi est due cette instabilité observée dans la desserte en électricité. Est-ce un problème de gestion dans le chef des responsables de cette entreprise, de vieillissement des équipements ou encore de manque d'expertise avérée dans le chef des ingénieurs?
Cette infrastructure évaluée à 2,8 milliards de dollars américains, une fois opérationnelle, viendra combler le déficit énergétique plus précisément à Kinshasa et dans quelques agglomérations de la province du Kongo Central. Cependant, au regard de la puissance des mégawatts produits par les barrages d'Inga et de Zongo, le déficit déploré à Kinshasa et dans le reste du pays, ne se justifie pas.
C'est pourquoi, le gouvernement devrait chercher à déterminer les causes de cette situation pour éviter que ce troisième grand barrage hydroélectrique n'apporte pas vraiment de réponse satisfaisante aux doléances de nombreux abonnés qui ont toujours stigmatisé la qualité des services de la SNEL.
L'ETAT INVITE A S'ASSUMER
L'électricité constitue un des besoins sociaux de base de la population. Elle favorise la bonne marche des entreprises ainsi que des activités car sans le courant électrique, les entreprises ne fonctionneraient pas comme il faut ; le développement ne viendrait pas non plus.
Ayant pris conscience des conséquences du déficit de l'énergie électrique, le gouvernement a pris cette décision salutaire d'ériger une autre infrastructure énergétique.
L'État est donc appelé à prendre toutes les dispositions nécessaires pour permettre à la SNEL de répondre aux attentes de la population. Ce qu'il faut, c'est d'éviter la consommation abusive et sans frais du courant électrique.
À ce propos, il convient de rappeler que l'État détient par dévers lui une importante créance vis -à-vis de cette société étatique. Dans l'enveloppe réservée cette année au paiement de la dette publique intérieure, le gouvernement devrait aligner la SNEL parmi ses priorités. L'Etat est donc invité à s'assumer.
Muke MUKE