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Crise à l’AFDC-A : Modeste Bahati évincé, Otto Bahizi chargé pour une transition sous haute tension
La scène politique congolaise est secouée par une nouvelle turbulence au sein de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A). Le professeur Modeste Bahati Lukwebo a été destitué de ses fonctions à la tête de cette formation politique, à l’issue d’une fronde interne portée par le collège des fondateurs.
Selon les initiateurs de cette démarche, cette décision s’inscrit dans une volonté affichée de restructurer cette organisation politique, sur fond de critiques récurrentes liées à une gestion jugée opaque et peu inclusive. Les contestataires reprochent à l’ancienne direction notamment un déficit de transparence dans la prise de décisions stratégiques ainsi que dans la gestion des ressources du parti.
Pour assurer la continuité et éviter un vide, les frondeurs ont désigné Otto Bahizi comme président intérimaire. Celui-ci aura pour mission principale de conduire la transition jusqu’à la tenue d’un congrès annoncé comme décisif pour l’avenir de l’AFDC-A. Ce grand rendez-vous devra notamment permettre de redéfinir les orientations politiques du parti, de réorganiser ses structures internes et de restaurer la cohésion entre ses différentes composantes.
La destitution de Bahati intervient quelques jours après sa démission de son poste de deuxième vice-président du Sénat.
Pour l'instant, aucune réaction officielle du concerné n’a été rendue publique, laissant planer le doute sur une possible contestation de cette décision et sur l’éventualité d’un bras de fer politique et juridique.
En toile de fond, cette crise interne qui pourrait également avoir des répercussions sur les équilibres au sein de la majorité politique, l’AFDC-A constituant une force non négligeable dans les alliances nationales.
L’évolution de cette situation sera donc scrutée de près, tant par les acteurs politiques que par l’opinion publique.
Dans l’attente du congrès, la capacité de la direction intérimaire à apaiser les tensions et à instaurer un climat de confiance sera déterminante pour éviter une fragmentation durable du parti.
César IPOKA