Dernière minute
Société
Un troisième incendie s’est déclaré dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 septembre 2026 dans le quartier Biautu, commune de Beu, à Beni. Selon des témoignages recueillis sur place, le sinistre serait lié à un problème électrique. Les flammes ont notamment touché les installations de la Radio…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Les militants de la coalition Article (C-64), interpellés mardi 15 septembre lors de la marche interdite dans plusieurs villes du Haut-Katanga, ont été libérés. L’annonce a été faite ce jeudi par…
Étranger
Le pape Léon XIV vient de mettre fin à la réduction des salaires des cardinaux et hauts responsables du Vatican, selon un décret pontifical publié le lundi 14 septembre 2026.
…
Nation
Un troisième incendie s’est déclaré dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 septembre 2026 dans le quartier Biautu, commune de Beu, à Beni. Selon des témoignages recueillis sur place, le sinistre…
Constitution : Tshisekedi met en garde contre tout débat conduit dans " la précipitation " ou " l'obsession politicienne "
*Aucune divergence politique ne doit être plus forte que l'unité de la République", martèle le chef de l'Etat
*La Constitution n'est ni un instrument de circonstance, ni un objet de convenance", a-t-il insisté
À l'occasion du 66e anniversaire de l'indépendance de la République démocratique du Congo, le président de la République Félix Tshisekedi a appelé les acteurs politiques à privilégier l'unité nationale, la stabilité institutionnelle et le respect de l'État de droit.
Dans un contexte de fortes tensions autour d'une éventuelle réforme constitutionnelle, le chef de l'État a affirmé qu'" aucune question d'intérêt national ne doit être confisquée ni interdite de réflexion ", tout en avertissant qu'aucun débat sur le "pacte fondamental de la Nation" ne pouvait être mené dans la précipitation ou à des fins politiciennes.
"Aucune question d'intérêt national ne doit être confisquée ni interdite de réflexion. Mais aucun débat touchant au pacte fondamental de la Nation ne peut être conduit dans la précipitation, la manipulation ou l'obsession politicienne". Par cette mise en garde solennelle, le président Félix Tshisekedi a fixé, le lundi 29 juin, les limites qu'il entend voir respecter dans le débat de plus en plus polarisé sur la Constitution et les réformes institutionnelles en République démocratique du Congo.
S'exprimant dans son message à la Nation à l'occasion du 66e anniversaire de l'indépendance du pays, le chef de l'État a reconnu la légitimité des débats dans une démocratie, tout en appelant les acteurs politiques et sociaux à faire preuve de responsabilité. "Le débat est légitime, le désaccord est naturel, la contradiction est utile lorsqu'ils s'expriment dans le respect de la République, de ses institutions, de ses lois et de l'intérêt supérieur de la Nation", a-t-il déclaré.
"AUCUNE AMBITION PERSONNELLE OU PARTISANE NE VAUT PLUS QUE LA PAIX DE TOUS"
Face aux tensions qui traversent la scène politique congolaise, Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité de préserver la cohésion nationale et la stabilité institutionnelle. "Aucune ambition personnelle ou partisane ne vaut plus que la paix de tous ; aucune divergence politique ne doit être plus forte que l'unité de la République", a-t-il martelé, estimant qu'aucune stratégie de conquête ou de contestation du pouvoir ne devait fragiliser la souveraineté nationale.
Revenant plus spécifiquement sur les discussions autour d'une éventuelle réforme constitutionnelle, le président congolais a affirmé que le débat démocratique ne devait pas être censuré, tout en soulignant la responsabilité particulière qu'impose toute réflexion sur le texte fondamental. "La Constitution n'est ni un instrument de circonstance, ni un objet de convenance", a-t-il insisté, rappelant qu'elle "organise notre vie commune, garantit l'équilibre des institutions, consacre les droits du peuple et protège la stabilité de la République".
TSHISEKEDI RÉAFFIRME SON ENGAGEMENT
En sa qualité de garant des institutions, Félix Tshisekedi a également réaffirmé son engagement à veiller au respect du cadre constitutionnel et à favoriser, si nécessaire, l'émergence d'un consensus national. "Ma responsabilité est d'écouter, d'apaiser, de clarifier et, lorsque cela s'impose, de rechercher les voies d'un consensus national responsable", a-t-il déclaré.
Cette prise de position intervient alors que le débat sur la réforme constitutionnelle structure désormais une partie importante de la vie politique congolaise. Deux principales plateformes se sont constituées autour de cette question : la Coalition Article 64 pour la Défense de l'Ordre Constitutionnel (C64), opposée à toute modification de la Constitution, et la Coalition des Congolais pour le Changement de la Constitution (C4), favorable à des réformes institutionnelles. Les deux camps revendiquent un large soutien populaire. Ce débat politique intervient par ailleurs dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant. Dans l'Est de la République démocratique du Congo, les affrontements impliquant la rébellion AFC/M23, soutenue par le Rwanda selon Kinshasa et plusieurs partenaires internationaux, continuent d'affecter les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, tandis que les attaques attribuées aux ADF persistent. Sur le plan diplomatique, les différentes initiatives de paix peinent encore à produire des résultats tangibles sur le terrain.
Jérémie ASOKO