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Combat contre la coalition M23/RDF dans l’Est du pays, Le général-Major Sylvain Ekenge : « Les FARDC sont condamnées à réussir… »
Des combats intenses opposent les FARDC aux terroristes du M23 appuyés par les forces rwandaises pour le contrôle de l’axe routier Sake-Minova.
Dans le même temps, les FARDC contrôlent Kiroshwe alors que la bataille est concentrée dans les hauteurs de Shasha. Au niveau de Masisi et Rutshuru, des frappes de l’armée loyaliste ont causé d’énormes dégâts dans le camp de l’ennemi. Ces propos sont ceux du porte-parole des FARDC, le Général-Major Sylvain Ekenge Bomusa Efomi, faisant le point de la situation sur terrain, au cours du briefing presse qu’il a co-animé avec le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, hier mardi 6 février à Kinshasa.
Le porte-parole des FARDC rassure sur la détermination des hommes des troupes mais également sur des moyens mis à leur disposition pour combattre les agresseurs.
« Les FARDC sont engagées avec beaucoup de détermination puisque pour elles, c’est une question existentielle. Tout est mis en œuvre pour que ce grand défi soit relevé. Le commandant suprême et le gouvernement n’ont pas lésiné sur les moyens« , indique-t-il.
Et d’appeler les populations de l’est du pays à l’apaisement: « Nous saisissons cette occasion pour apaiser les esprits et rassurer nos populations du Nord-Kivu et des environs. Les FARDC sont obligées de se battre jusqu’à la dernière goutte de sang, elles sont obligées de réussir. C’est une question existentielle, on ne peut pas se permettre de baisser pavillon, sinon le Congo n’existera pas. »
Lors de ce face-à-face avec la presse, le Général-Major Sylvain Ekenge a insisté également sur la désinformation en cette période d’agression du pays, appelant les médias congolais à accompagner les forces loyalistes.
« Cette guerre n’est pas que celle des armes, il y a la désinformation. C’est aussi une guerre immatérielle. Nous en tant qu’armée, nous vous demandons de nous accompagner pour ne pas préparer le lit de l’ennemi. Il faudrait que nous puissions faire attention aux informations qui circulent« , a-t-il prévenu.
Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya exhorte la population congolaise au devoir patriotique en cette période d’agression.
« Il faut qu’on reste vigilants et qu’aucun centimètre de notre territoire ne puisse être cédé à l’ennemi« , a-t-il dit, dénonçant dans la foulée la machine de la manipulation qui tourne à plein régime et qui fait partie de la stratégie de l’ennemi.
« Dans notre tradition, nous voulons communiquer sur la vérité pour que le peuple congolais puisse être édifié. Nous comptons beaucoup sur les médias pour être sûrs que nous relayons de bonnes informations et que grâce à certains d’entre vous, nous pouvons faire rapidement le fact-checking, casser tout ce qui est manipulation, diffamation et mensonge dilués par l’ennemi« , déclare le ministre.
600 jours d’occupation de Bunagana
Réagissant à l’impatience des Congolais de voir Bunagana toujours sous occupation ennemi, 600 ans jours plus tard, Patrick Muyaya dit : « Nous comprenons évidemment l’impatience et la colère des Congolais parce que nous avons tous ensemble besoin de vivre avec notre pays réunifié. Mais faudrait-il que je vous rappelle que cette guerre pour le Rwanda est une guerre de survie parce qu’en réalité le modèle économique rwandais a été établi par le pillage systématique de l’est du Congo. Il est clair que nous ne tolérerons plus aucune forme de pillage et que des mesures ont été prises pour contenir tout ça. La meilleure riposte qui a été trouvée de l’autre côté, c’est de faire la guerre… «
Ce n’est pas tout. Le ministre de la Communication et Médias rappelle que « nous sommes engagés dans plusieurs processus parce que la guerre ne se termine pas que par les armes. Il y a d’autres mécanismes qui sont mis en place. Nous comprenons l’impatience des Congolais, nous comprenons surtout l’impatience de ceux qui n’ont pas pu voter mais il n’y a aucune énergie qui est épargnée pour que la paix revienne dans chaque partie du territoire national. Je dois rappeler que nous sommes sur les fronts judiciaire, militaire, économique, médiatique et diplomatique…« , s’est-t-il exprimé. Didier KEBONGO Avec Cellcom.