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Cité Verte- Kimwenza Gare : la fracture de la route prive Mont-Ngafula de l'eau potable
La route Cité Verte -Kimwenza Gare se meurt. Cette artère fréquentée a cédé aux fissures dues aux pluies torrentielles qui se sont abattues sur la ville de Kinshasa au mois de novembre dernier. Plusieurs habitants de la commune de Mont Ngafula sont, à ce jour, privés d'eau potable de la Regideso. Cette route endommagée mène à l'usine de traitement d'eau de Lukaya, qui approvisionne plusieurs coins de cette municipalité, notamment les localités Sebo, Kimwenza Gare, cité Pumbu, Petit Panier,...
Vu l'ampleur des dégâts subis sur cette route, les responsables de la Regideso ont pris la précaution de ne pas faire fonctionner cette usine au risque d'abîmer le gros robinet mère et causer davantage de dommages à la population, surtout aux riverains.
LA POPULATION DESESPEREE
Mais cette mesure n'est malheureusement pas sans conséquence : les abonnés de la Regideso de ces coins vivent un véritable calvaire. Comme les pluies ont cessé de tomber ces dernières semaines, ils ne savent pas comment s'approvisionner en eau potable, ne fût-ce que pour se laver et faire la lessive. Pour l'eau à boire, le problème ne se pose pas véritablement pour ceux qui ont des moyens de s'acheter l'eau vive, vendue dans les boutiques et alimentations.
Aujourd'hui, la population est dans le désespoir et sur le point de manifester, parce que l'entreprise choisie pour exécuter les travaux de réhabilitation de la route semble ne pas disposer d'une expertise avérée pour remplir cette tâche. Alors que la situation est dramatique et qu'il faut des travaux d'urgence, la société est encore loin d'entrer dans le vif du sujet. Elle se trouve encore à l'étape de l'entreposage des matériaux. La population gronde Elles'interroge pourquoi le gouvernement n'a pas confié ces travaux à l'Agence congolaise des grands travaux (ACGT), qui excelle maintenant dans l'exécution de ce type de tâche. A l'allure où évoluent les travaux de cette entreprise, les riverains craignent de passer les festivités de fin d'année dans cette situation malheureuse, vu que les travaux risquent de se poursuivre au-delà de décembre 2025.
LAC OLIVIER SUR CETTE ROUTE
À part cet endroit où la route a été dangereusement coupée et qui a poussé la Regideso à prendre cette mesure impopulaire, il importe de rappeler que ce tronçon routier se trouve dans un état de délabrement depuis plusieurs années. Au niveau de la paroisse catholique Ste Rita, une marre d'eau s'y est formée que les habitants du coin ont surnommée le nom de lac Olivier, du nom du curé de ladite paroisse.
Pour calmer les riverains très fâchés vu les embouteillages fous enregistrés sur cette partie du tronçon et qui empêchaient les véhicules d'aller un peu plus loin, le gouvernement provincial a été contraint d'amorcer les travaux de réhabilitation. Malheureusement, l'entreprise à laquelle a été confiée cette tâche, fait du bricolage depuis qu'elle a commencé à travailler depuis plus de six mois, alors que la durée des travaux ne pouvait pas dépasser trois mois.
HAUSSE DU PRIX DE TRANSPORT
Cette lenteur préjudicie les riverains qui font des demi-terrains pour atteindre la gare de Kimwenza, avec comme conséquence l'augmentation des frais de déplacement. Au regard de ce que la population du coin vit, des voix s'élèvent pour stigmatiser cette complaisance dans l'attribution des marchés publics concernant la réhabilitation des routes de Kinshasa.
En dépit de la dernière mise en garde du gouvernement sur cette question, les entreprises ne semblent pas prendre au sérieux le danger que court la ville, surtout lorsqu'il pleut.
Faut-il leur arracher les marchés ou les traduire en justice pour non respect des engagements ? Au gouvernement de s'assumer et de prendre des décisions qui s'imposent au regard de la situation dramatique que vivent ses administrés. Le choix doit être clair entre le peuple et les intérêts mesquins de rétro-commission. Muke MUKE