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Ceni: Kamitatu fait part d’un complot en cours contre la démocratie
*Des sources accusent le président de la Centrale électorale de chercher à blanchir la présidentielle…
Selon des sources généralement bien informées, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Denis Kadima, aurait convoqué hier jeudi 28 décembre, une plénière de l’institution qu’il dirige pour passer au peigne fin le rapport de la Commission d’irrégularités qu’il a instituée à la suite des accusations lors des scrutins combinés des 20 et 21 décembre courant.
Les mêmes sources font savoir que cette plénière avait un triple objectif: enregistrer les irrégularités, établir les responsabilités et châtier éventuellement des coupables. Et comme sanctions envisagées, celles-ci devraient aller vraisemblablement jusqu’à l’annulation du scrutin dans certains bureaux ou circonscriptions. Ce n’est pas tout. Ces châtiments pourraient aussi viser des parties au processus électoral.
Mais nombre d’observateurs paraissent dubitatifs, notant qu’une telle initiative participe à une diversion savamment orchestrée, en ce sens qu’in fine, le but de cette réunion autour du président de la Centrale électorale était celui de diminuer l’impact de ces irrégularités, notamment au niveau de l’élection présidentielle, rendre plus clean le processus et ainsi préparer les esprits à la publication des résultats provisoires, confie un cadre de la Synergie des missions d’observation électorale Symocel (MOE Symocel).
« Comment condamner seuls des candidats députés de l’Union sacrée surpris en train de voter pour eux-mêmes et pour leur candidat à la présidentielle? Les membres de cette Commission auraient-ils le courage de dénoncer la Ceni, la seule à maîtriser le circuit de distribution de ces machines retrouvées aux mains de ces candidats tricheurs et visiblement à l’origine de cette détention des effets électoraux par des tiers? », demande-t-il.
Cet expert estime qu' »il est très important que les parties prenantes au processus dénoncent cette nouvelle manœuvre de la Ceni, principale responsable du chaos électoral décrié par tous, qui veut s’ériger en juge et partie, en faisant une sorte d’autocritique, qu’elle voudrait faire endosser à toutes les parties au processus« .
Toujours d’après cet analyste de Symocel, la Cenco, les missions d’observation et toutes les composantes au processus électoral, devraient communiquer davantage sur le sujet afin de prévenir ou même arrêter cette initiative qui tend à accorder du crédit aux résultats des suffrages au-delà des toutes les irrégularités signalées.
Au-delà de cette plénière, dit-il, le président de l’organe organisateur des élections « vise aussi à culpabiliser tout le monde et partager les responsabilités. Un coupable ne peut pas devenir juge« . FDA