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"La patience ne connaît pas le temps" est le second message que nous avons découvert sur un taxi-bus Mercedes Benz Sprinter (voir celui de droite). C'est un proverbe sénégalais.
Cette expression signifie que la vraie patience s'affranchit de l'obsession de la montre et de l'urgence, car…
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Dans le cadre du Forum économique et humanitaire Russie-Afrique, la coopération dans le secteur de la santé entre la Fédération de Russie et la RDC connait un renforcement. Avec la signature, le…
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Il faut lutter contre la contrebande et investir dans les routes de desserte agricole
Pour tirer pleinement profit de l'accès préférentiel au marché chinois, la RDC doit renforcer le…
Nation
Jeudi 29 octobre. Je me rends à l'aéroport international de Ndjili pour accueillir la fille de mon jeune frère qui vient de Libreville. Le vol est annoncé à 9h45.
J'y déjà vers 8h.…
Belhar Mbuyi: Je te pleure, José Nawej …
En 1991, afin d’occuper mon temps vu que Mobutu avait fermé l’Université de Kinshasa, je rédige des articles musicaux que je fais publier au magazine L’As des As. Alain Diaso, le rédacteur en chef, me reçoit, apprécie, et les publie.
Un jour, le patron du groupe de presse dont fait partie L’As des As, Bovery Tuasukama Bongo, revient de Bruxelles, et me fait engager comme journaliste à temps plein. Normal, nous sommes pendant la fermeture des universités et instituts supérieurs.
Mais comme la parution mensuelle du magazine nous laisse beaucoup de temps libre, José Nawej nous demande alors d’écrire également dans la rubrique Culture du journal « Forum des As », qui appartient au même groupe, et qui paraissait à l’époque trois fois par semaine.
Me voilà donc finalement dans la rédaction de l’un des plus grands journaux du pays. Je rejoins Katomakwisako Mayinga dans cette rubrique, mais je suis attiré très vite vers une rubrique où ma culture générale me rend tout aussi à l’aise : l’actualité internationale. J’y trouve un autre jeune journaliste, Gratien Kitambala, avec qui nous allons travailler sous la direction de José Nawej.
José est un excellent journaliste, mais aussi un encadreur et un formateur de talent. Il commence par nous faire prendre conscience de nos talents respectifs afin de cultiver en nous l’estime de soi. Ensuite, il nous instruit sur l’angle par lequel nous devons aborder nos articles en les mettant en perspective au regard de la concurrence de la radio et de la télévision qui vont vite et abordent souvent les mêmes faits. Il nous invite par la même occasion à soigner l’écriture afin de captiver le public qui nous lit. Après, il nous félicite quand nous avons pris l’allure.
Avec Gratien, mais aussi Eddy Isango, et Paulette Kimuntu, nous avons bénéficié de l’encadrement de ce journaliste de talent. De cet homme imbu de valeurs et principes de vie qui en faisaient un véritable gentleman d’agréable compagnie. Un homme qui était, finalement, devenu le meilleur éditorialiste congolais de ces dernières années. Lorsque, plusieurs années plus tard, j’intègre le journal Le Potentiel, je dispose d’un talent tel que, huit mois seulement plus tard, je suis nommé rédacteur en chef par un autre grand formateur qui deviendra lui-aussi un ami, et qui était le puissant Directeur de publication: Moïse Musangana.
Je dois, pour une part, ma carrière de journaliste à José, cet homme merveilleux, droit, honnête et intègre qui nous a quitté dans la nuit de samedi 28 octobre.
Adieu José Nawej Mudang, adieu mon premier formateur.
Belhar Mbuyi