Dernière minute
Société
Ata na lifelo toko samba kaka". Cette phrase en lingala se traduit littéralement par : " Même en enfer, nous allons quand même plaider [notre cause].
Dans un sens plus imagé, cela signifie qu'on ne compte pas se laisser faire ou se taire, peu importe la difficulté…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Avocats Sans Frontières (ASF) a lancé un projet d’assistance judiciaire à la prison centrale de Makala. Cette initiative permettra aux ONG locales travaillant avec AVS…
Étranger
À la tribune du Forum diplomatique d’Antalya 2026, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a livré une intervention dense et structurée, au croisement des enjeux…
Nation
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco), James Swan, a passé en…
Bâtiments scolaires, centres hospitaliers, champ de manioc, palmeraie… : Maindombe: Era Congo fait profiter aux communautés la vente du crédit carbone
Dans la province du Mai-Ndombe, présentée comme terre d’avenir, les communautés locales font partie des heureuses bénéficiaires des réalisations du projet REDD+ piloté par la société Era-Congo, filiale du géant américain célèbre dans la vente du crédit carbone forestier. Retour d’un voyage de presse organisé du 28 mai dernier au 3 juin courant dans cette partie du pays, les hommes des médias ont été agréablement surpris par ce qu’ils ont vu.
Au village Lobeke, situé dans la zone sud dudit projet, est sorti de terre un bâtiment scolaire construit avec les recettes issues de la vente du crédit carbone et mis gracieusement à la disposition des communautés locales. A l’instar de Lobeke, le village Patambalu a également bénéficié de la construction d’une école moderne. Outre cette école moderne, on y trouve aussi un champ d’expérimentation de manioc avec la variété Obama, une variété très prisée avec des nombreux avantages dans la productivité agricole. Ce n’est pas tout. Les communautés locales n’ont pas de souci à se faire pour la prise en charge médicale car le projet a construit pour la communauté un centre hospitalier moderne à Ibali.

Les réalisations du Projet REDD+ dans le Mai-Ndombe sont palpables. Dans le secteur Basengele, on trouve la canardière à Nselenge et des écoles. A Mpili, le projet piloté par Era-Congo a mis à la disposition des communautés locales une palmeraie d’une plantation de 4 hectares des palmiers nains. Quant au village voisin de Mbwenzeyi, Era-Congo y a construits des étangs et aussi des écoles.
Le projet n’a pas oublié les populations autochtones pygmées à Ikita. Ce coin abrite la toute première école moderne depuis son existence. Ces populations sont connues pour leur mode de vie exceptionnel très bénéfique dans la préservation des écosystèmes. Grâce à ce que le projet fait, ces populations autochtones pygmées sont aussi en voie de sédentariser leur agriculture, via le premier champ d’expérimentation encadré par les agronomes de la société Era Congo.
Les activités au profit des communautés locales sont nombreuses au village Loombe. Notamment l’apiculture avec l’installation des ruches pour la production du miel, une concession en voie de transformation d’un village agricole ici, les étangs, l’enclos des bêtes…
Autres réalisations, des cages flottantes d’élevages des poissons sur la rivière Mbomgoboli, une première expérience qui donne déjà des signaux verts…
Deuxième plus grand massif forestier tropical au monde
Avec une superficie forestière de près de 155 millions d’hectares, la RDC détient près de 60 pourcent des forêts du bassin du Congo. Une détention écologique qui fait d’elle le deuxième plus grand massif forestier tropical au monde. Ce dernier rempart joue un rôle important dans l’équilibre de la biosphère tant au niveau international, national et même local, avec un impact sur le développement socio-économique de sa population. Fort de ces atouts écologiques, la RDC a voulu démontrer son engagement à continuer à assurer une gestion rationnelle et durable de son patrimoine forestier par des réalisations concrètes, notamment un bon instrument sur la politique forestière, une des recommandations contenues dans la feuille de route après l’organisation des états généraux des forêts en mois de janvier 2024 à Kinshasa. A ceci s’associe plusieurs documents clés, dont le «Document de la stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté» et l’Agenda prioritaire des réformes du secteur forestier » ainsi que plusieurs initiatives mises en place notamment l’adoption du Code forestier en 2002, la mise en place d’un moratoire sur l’octroi de nouvelles concessions forestières et aussi la revue légale des titres des concessions forestières qui ont permis de vérifier la légalité des concessions et titres.
C’est ainsi que la RDC s’est engagée, depuis 2009, dans la mise en œuvre de l’Approche REDD comme mécanisme visant à promouvoir le développement durable et la lutte contre la pauvreté. Cet engagement a dicté la création de la coordination nationale REDD (CN –REDD pour bien mettre en action et assurer une coordination technique et stratégique de l’approche, sous la supervision de la Direction de Développement Durable) du ministère d’Etat en charge de l’environnement et développement durable.
C’est dans cette optique que se joint la société Ecosystemes restoration associates Era Congo filiale de Wildlife Works avec son modèle de business vert axé sur la conservation avec comme finalité la vente des crédits Carbonne. Ce géant mondial a donné le ton à travers l’implémentation du projet Redd+ Mai-ndombe depuis 2009. Sur une étendue de près de 300 milles hectares, cette société qui y est pour un développement à la base place les droits des communautés au centre de tout. La société ERA-Congo, une des filiale de la société wildlife Works, s’est décidée d’apporter des solutions basées sur la nature tel que souhaitée par plus d’un afin d’apporter des réponses aux besoins de cette population, et dans ce cas précis ERA-CONGO opte pour la conservation des écosystèmes forestiers comme étant une réponse efficace. Une approche qui s’illustre par la compensation des efforts déployés dans ce domaine de la conservation afin d’établir la quantification de CO2 séquestré par la végétation. Les bénéfices de la vente du crédit carbone ont toujours été partagés entre le gouvernement de la République Démocratique du Congo, la société Era Congo WWC. A titre illustratif sur le volet éducation, la société Era Congo a assuré la prise en charge des frais de participation des hors session de l’examen d’Etat qui est passé de 1.511 élèves en 2023 à 1.798 en 2024, soit une augmentation de 19%, dans la province du Mai-Ndombe (Sud-ouest de la République démocratique du Congo), ce soutien concerne aussi 1215 enseignants de 130 écoles secondaires et primaires localisées dans sa concession qui sont pris aussi en charge, un autre apport dans ce domaine c’est la construction des écoles modernes sur demande des communautés locales au total 27 ont été construites et actuellement il y a quatre nouveaux chantiers. Et une fois terminées les études humanitaires, les finalistes qui obtiennent 70 pourcents ou plus sont pris pour leur cursus universitaire. Pour l’instant le nombre s’élève à 19 boursiers. Pour ce qui est de la santé, deux centres de santé moderne ont été construits à Ibali et Bamboka au profit des communautés et des cliniques mobiles sont souvent organisées pour la riposte des épidémies telles que le Monkey Pox, la Rougeole et autres. Un autre apport c’est aussi la construction de 30 forages dans plus au moins 27 villages, une action qui a permis de lutter sensiblement contre les maladies hydriques. Parlant de l’agriculture, le projet se focalise sur l’intensification agricole avec des variétés améliorées afin d’améliorer la productivité des communautés locales, et aussi la formation de deux agronomes locaux par village ; et face à la rareté des poissons dans le lac le projet Redd+ Maindombe, former aussi les communautés sur la pisciculture à travers les étangs au 25 pour l’instant dans trois villages et aussi des cages flottantes en phases d’expérimentation. Pour faire de ces villages de modèles, l’élevage et apiculture sont aussi mis à profit.
Didier KEBONGO