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Bandalungwa sous les déchets : l’urgence d’une prise de conscience collective s'impose avant le point de non-retour
Dans la commune de Bandalungwa, surnommé " C'est Paris", l’insalubrité s’installe progressivement dans les habitudes comme une réalité banalisée. Les rues, les abords des commerces et les espaces de vie quotidienne témoignent d’une accumulation persistante de déchets, au point où l’inaction semble parfois rivaliser avec l’indifférence.
Au cœur de cette situation, les petits établissements de restauration de rue de fortune, communément appelés "malewa", illustrent une problématique plus large. Devant ces lieux de consommation populaire, bouteilles plastiques, emballages et résidus divers s’amoncellent quotidiennement après le passage des clients. Un geste anodin en apparence, mais révélateur d’un déficit de responsabilité environnementale partagé entre consommateurs et exploitants.
ABSENCE DUNE CULTURE COLLECTIVE DE PROPRETE DURABLE
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Cette réalité ne relève pas uniquement d’un enjeu d’hygiène urbaine. Elle met en lumière une défaillance plus profonde : celle de la sensibilisation et de la communication publique autour des comportements écoresponsables. L’insalubrité ne s’impose pas seulement par manque d’infrastructures ou de moyens, mais aussi par l’absence d’une culture collective de propreté durable.
Face à ce constat, la communication apparaît comme un levier stratégique incontournable. Une communication de proximité, continue, pédagogique et orientée vers des solutions concrètes. Elle doit aller au-delà des campagnes ponctuelles pour s’inscrire dans la durée, en impliquant les autorités locales, les leaders communautaires, les acteurs économiques et les citoyens eux-mêmes.
Informer, éduquer, responsabiliser : telle devrait être la trilogie d’une approche efficace. Il s’agit non seulement de rappeler les règles d’hygiène, mais surtout de transformer les habitudes, en suscitant une prise de conscience collective sur les conséquences sanitaires, environnementales et sociales de l’insalubrité.
INTEGRER DES PRATIQUES DE GESTION DES DECHETS
Dans cette dynamique, les exploitants de "malewa" doivent également jouer un rôle d’exemplarité en intégrant des pratiques simples : gestion des déchets, mise à disposition de poubelles, sensibilisation de la clientèle. De leur côté, les consommateurs doivent être interpellés sur leur responsabilité individuelle dans l’espace public.
En définitive, la lutte contre l’insalubrité à Bandalungwa ne pourra être durable sans un changement profond des mentalités des habitants.. Et ce changement passe inévitablement par une communication efficace, constante et orientée vers l’action. Car au-delà des déchets visibles, c’est bien une question de civisme collectif qui doit se jouer dans les rues de la capitale.
Jérémie ASOKO