Dernière minute
Société
Ata na lifelo toko samba kaka". Cette phrase en lingala se traduit littéralement par : " Même en enfer, nous allons quand même plaider [notre cause].
Dans un sens plus imagé, cela signifie qu'on ne compte pas se laisser faire ou se taire, peu importe la difficulté…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Avocats Sans Frontières (ASF) a lancé un projet d’assistance judiciaire à la prison centrale de Makala. Cette initiative permettra aux ONG locales travaillant avec AVS…
Étranger
À la tribune du Forum diplomatique d’Antalya 2026, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a livré une intervention dense et structurée, au croisement des enjeux…
Nation
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco), James Swan, a passé en…
ATTAQUE DE LA RÉUNION POLITIQUE DE L' ADD CONGO : Lamuka pointe d'un doigt accusateur les Forces du progrès de l'UDPS
Lamuka a lors d'une déclaration le mardi 25 février, condamné l'attaque de l'un de ses formations politiques, à savoir l'Action pour la démocratie et le développement du Congo (ADD Congo), cher, à l'opposant Prince Epenge,porte-parole de Martin Fayulu. Cette coalition de l'opposition qualifie de " banditisme urbain" ces attaques perpétrées le week-end dernier à Kinshasa et accuse les Forces du progrès, un groupe de jeunes se revendiquant de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).
Au-delà de la condamnation, Lamuka est allée plus loin. Cette coalition a invité le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan en mission à Kinshasa depuis lundi soir, à les inscrire sur la liste des groupes terroristes à l'instar du Mouvement du 23 mars (M23), les supplétifs du Rwanda.
"Au moment où Lamuka est, d'une part, préoccupée par la crise multidirectionnelle qui sévit actuellement en RDC, et d'autre part, soucieuse de ne ménager aucun effort pour parvenir à la cohésion nationale aux fins d'endiguer la crise politique, sécuritaire, économique et sociale, qui a atteint son paroxysme avec la chute armée de Goma et de Bukavu, c'est en ce moment crucial où l'existence de l'État se trouve menacée, que l'UDPS au travers de sa milice *Force du progrès*, s'évertue à casser tout élan de cohésion et d'unité nationale, pourtant réclamé par le peuple congolais … Par conséquent, Lamuka invite le Procureur de la Cour pénale internationale en mission de travail en RDC à inscrire les milices politiques de Forces du Progrès et de la Brigade spéciale de l'UDPS sur la liste des groupes terroristes coupables de violations graves de droits humains", a indiqué Jean-Félix Senga, Secrétaire permanent de Lamuka.
Cette coalition de l'opposition dresse un bilan macabre des attaques barbares du dimanche dernier : 24 militants de l'ADD Congo ont grièvement été blessés ; Le président de la Fédération ADD Congo Mont-Amba, en la personne de M. Ernest Makanisi, porté disparu ; les Secrétaires nationaux Atusameso et Fabrice Bontio obligés de vivre en clandestinité à Mombele dans la commune de Limete car traqués par les forces du progrès.
PRINCE EPENGE DANS LE VISEUR
"Plusieurs militants de l'ADD Congo, arrêtés arbitrairement, torturés, tabassés par la Police agissant en appui et en complicité avec la milice urbaine Force du Progrès ; d'importants dégâts matériels ont été causés, pillages, extorsions et vols des centaines des chaises en plastique, des instruments de sonorisation et autres biens des membres tels que les téléphones, montres et chaussures, etc.. ont été observés ; Lamuka rappelle que ces actes ignobles ne resteront jamais impunis, car ils constituent des crimes, dont l'association des malfaiteurs, et des violations graves des droits de l'homme" a déploré Lamuka, qui a fustigé la tentative d'assassinat et les menaces de mort dont Prince Epenge fait l'objet.
Selon des témoins , les assaillants ont déchiré les banderoles du parti avant de passer à l'attaque. 5 personnes ont été interpellées par la police, mais quatre ont été libérées quelques heures plus tard.
24 heures après cette attaque, Martin Fayulu est monté au créneau sur X ( ex- Twitter) , condamnant un acte intolérable commis.
En août 2024, une quarantaine de membres de ce groupe des jeunes a été arrêtée et jugée en audience foraine par le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe, pour déguerpissement immobilier et attaque de la résidence de Joseph Kabila.
Après le verdict, 6 prévenus ont été condamnés à la peine capitale, tandis que les trois quarts ont été acquittés, les infractions n'ayant pas été ostensiblement établies.
Gloire BATOMENE