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AGRESSION RWANDAISE : La SADC et l’EAC élargissent le groupe des facilitateurs pour accélérer le processus de paix
Le sommet conjoint des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a décidé hier lundi 24 mars d’élargir le groupe des facilitateurs chargés de la résolution de la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Cette décision, annoncée par le président kényan et président en exercice de l’EAC, William Ruto, ambitionne de donner un nouvel élan aux efforts diplomatiques pour instaurer un cessez-le-feu durable.
Jusqu’ici composé de trois facilitateurs, le groupe a été renforcé avec deux nouvelles personnalités. L’ancien Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn Boshe a été remplacé, et le sommet a nommé de nouvelles figures de premier plan :
• Uhuru Kenyatta (Kenya), ancien président
• Olusegun Obasanjo (Nigeria), ancien président
• Kgalema Motlanthe (Afrique du Sud), ancien président
• Sahle-Work Zewde (Éthiopie), présidente en exercice
• Catherine Samba-Panza (République centrafricaine), ancienne présidente
D’après William Ruto, cette nouvelle équipe devra accélérer les démarches vers un cessez-le-feu, une cessation des hostilités et la mise en place d’un secrétariat pour assurer le suivi de la mise en œuvre des accords.
Les affrontements entre les Forces armées congolaises (FARDC) et les rebelles du M23/AFC, soutenus par le Rwanda selon Kinshasa, se poursuivent dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Malgré les nombreuses initiatives diplomatiques, la situation reste volatile, avec des déplacements massifs de populations civiles.
Le sommet conjoint de la SADC et de l’EAC a réaffirmé la nécessité d’une approche coordonnée pour stabiliser la région. La fusion des processus de Luanda et de Nairobi, sous la supervision des dirigeants régionaux, cherche à harmoniser les efforts et éviter la multiplication des initiatives parallèles.
Lors de la réunion ministérielle conjointe SADC-EAC du 17 mars à Harare, au Zimbabwe, un rapport détaillant les prochaines étapes du processus de paix a été adopté. Ce document servira de feuille de route aux facilitateurs pour orienter les discussions entre les différentes parties impliquées.
L’objectif principal de cette initiative reste l’instauration d’un dialogue inclusif et d’une solution durable au conflit qui ravage l’Est de la RDC depuis plusieurs années. Le nouveau groupe de facilitateurs aura donc la mission de coordonner les efforts diplomatiques et sécuritaires pour parvenir à un cessez-le-feu effectif et durable.
Ézéchiel Monteirious MONTEIRO