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Agression de la RDC : Le Royaume-Uni affiche son soutien à Kinshasa et menace de sanctions contre le Rwanda
Le Président Félix Tshisekedi a reçu, le vendredi 21 février à Kinshasa, David Lammy, Secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement. Cette rencontre de haut niveau s’est inscrite dans un contexte de tensions accrues entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, qui occupe illégalement les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Durant près de deux heures, les deux responsables ont échangé sur la situation sécuritaire et humanitaire alarmante qui prévaut dans l’Est de la RDC, où les violences des groupes armés, soutenus par Kigali, ont provoqué des déplacements massifs de populations et une crise humanitaire sans précédent.
À l’issue de cette rencontre, le chef de la diplomatie britannique a réaffirmé la position ferme du Royaume-Uni face à l’instabilité qui sévit dans la région. En sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, M. Lammy s’est engagé à activer tous les leviers diplomatiques pour garantir l’application des engagements pris par les parties lors du dernier sommet de Dar es Salam.
Dans un message fort, il a précisé que la Grande-Bretagne n’excluait pas d’imposer des sanctions au Rwanda si ce dernier persistait à bafouer les accords et à poursuivre son ingérence militaire sur le territoire congolais. Cette déclaration marque un tournant important dans la position britannique, qui adopte une posture plus proactive face à l’agression dont la RDC est victime.
De son côté, le Président Tshisekedi a salué le soutien diplomatique britannique et réitéré l’attachement de son pays au respect de la Charte des Nations Unies. Tout en insistant sur la nécessité de préserver l’intégrité territoriale de la RDC, il a rappelé que Kinshasa privilégie la voie diplomatique pour une résolution durable du conflit.
Il a souligné que les discussions de paix devaient se poursuivre exclusivement dans le cadre des processus de Luanda et de Nairobi, deux initiatives régionales censées aboutir à un règlement pacifique du différend. Cependant, face à la gravité de la situation sur le terrain, le Président Tshisekedi n’a pas caché son impatience quant à la mise en œuvre effective des engagements internationaux.
Au-delà de la dimension diplomatique et sécuritaire, la crise dans l’Est de la RDC a des conséquences dramatiques sur les populations civiles. Confrontés aux exactions des groupes armés et aux violences, des milliers de Congolais sont contraints à fuir leurs foyers, plongeant la région dans une urgence humanitaire critique.
En réponse à la sollicitation du Président Tshisekedi, David Lammy a annoncé que le Royaume-Uni débloquerait une aide humanitaire «substantielle» pour venir en aide aux populations meurtries. Cette assistance vise à atténuer les souffrances des déplacés internes et à soutenir les efforts humanitaires dans les zones les plus touchées par le conflit.
La rencontre entre Félix Tshisekedi et David Lammy marque un renforcement du front diplomatique contre l’agression rwandaise. Alors que la communauté internationale prend progressivement conscience de la gravité de la situation dans l’Est congolais, la menace de sanctions contre Kigali pourrait constituer un levier de pression important pour faire cesser les hostilités.
Ces nouvelles déclarations se traduiront-elles par des actions concrètes sur le terrain? Alors que les combats font rage et que la population continue de subir les affres du conflit, la RDC attend des mesures fortes de la part de ses partenaires internationaux pour mettre un terme définitif à cette crise qui dure depuis trop longtemps.
DBT