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AFDC-A : Modeste Bahati sous pression de la base
Les fédérations du Maniema, du Sud-Kivu, du Kongo Central…réclament un congrès extraordinaire pour clarifier leur « situation et place » au sein de l’Union sacrée. Elle expriment leur frustration pour la répartition des portefeuilles ministériels qui ne correspond nullement au poids politique de leur regroupement, numériquement deuxième force politique sur l’échiquier national après l’UDPS/Tshisekedi, le parti présidentiel.
De Kindu/Maniema au Kongo Central en passant par le Sud-Kivu, les fédérations de l’Alliance des forces démocratiques et Alliés (AFDC-A) font pression sur Modeste Bahati pour convoquer un congrès extraordinaire dit de clarification. A la base de cette demande pressante des cadres et militants de l’AFDC-A, la répartition des portefeuilles ministériels. Celle-ci ne correspondrait pas au poids politique du regroupement cher à Modeste Bahati Lukwebo qui, lors des élections du 20 décembre 2023, a obtenu 40 sièges à l’Assemblée nationale, 77 à la députation provinciale, 94 aux municipales et 13 sièges aux sénatoriales.
Aux yeux des cadres et militants de ce regroupement politique, leur plateforme, forte de ce score aux élections générales, devrait occuper « politiquement en toute légalité et logique la deuxième position en terme de poids politique au sein de l’Union sacrée de la nation, ce qui devait lui faire bénéficier des postes ministériels importants correspondant à sa taille et à l’attente de l’Union sacrée de la nation soit 4 postes ministériels en raison de dix députés pour un poste ministériel, pour 40 députés nationaux obtenus par le regroupement AFDC-A, chose qui n’a pas été respectée… « .
Réparer l’injustice
Aussi, dans une déclaration dont une copie est parvenue à Forum des As, la fédération du Maniema demande-elle la convocation urgente par les instances du parti d’un congrès extraordinaire en vue de clarifier leur situation et place au sein de l’USN, tout en exigeant aux autorités du parti de tirer toutes les conséquences des résolutions issues de ce forum.
Ce n’est pas tout. A l’instar d’autres fédérations, elles invitent le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, Autorité politique de référence de l’Union sacrée à pouvoir remettre l’AFDC-A dans ses droits face à cette injustice préjudiciable à des hommes et femmes qui » ont mouillé leurs maillots pour la réélection de Fatshi.
Malgré son poids politique, l’AFDC-A n’a eu que deux postes ministériels dans l’équipe Suminwa, à savoir : Formation professionnelle et Le Travail, celui-ci amputé de Prévoyance sociale, ce qui veut dire que même la gestion de la CNSS lui échappe. De quoi frustrer cadres et militants de cette plateforme.
Ainsi, les différentes fédérations dénoncent-elles une injustice doublée d’une marginalisation, dans la répartition des portefeuilles ministériels
« Nous avions mouillé le maillot, d’abord, pour la réélection du chef de l’État, mais aussi et surtout, pour lui donner une majorité écrasante. Aujourd’hui, l’AFDC-A est la deuxième force politique après l’UDPS. D’où vient cette discrimination… « , s’est indigné un cadre de l’AFDC-A.
Avant de s’interroger: »Comment expliquer que ceux-là qui critiquent le chef de l’État, ceux-là qui cherchent la disparition de sa famille politique soient les mieux servis?«
Ce cadre dit constater avec regret que certaines personnes ont été nommées ministres n’ayant pas le nombre requis de députés dans leurs regroupements ou partis politiques.
Reste à savoir si Modeste Bahati, l’autorité morale, va céder à la pression de sa base qui veut un congrès pour examiner la situation du regroupement au sein de la famille politique du Chef de l’Etat.
Quitter le bateau USN va certainement fragiliser la cohésion de la méga plateforme présidentielle.
Didier KEBONGO