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Adolphe Muzito en croisade<br>pour la paix dans le Mai-Ndombe
L’ancien Premier ministre Adolphe Muzito est à la tête d’une forte délégation, depuis le début de cette semaine dans le chaudron du territoire de Kwamouth, province de Mai-Ndombe pour y apporter sa part dans les efforts de solution durable et retablissement de la paix entre Teke et Yaka, deux ethnies qui s’entretuent depuis plusieurs semaines déjà. Ces violences meurtrières ont déjà provoqué une trentaine de morts, plusieurs centaines de déplacés et des dizaines de maisons incendiées.
Dans l’entame de sa tournée dans le Mai-Ndombe, le lundi 12 septembre, Adolphe Muzito était face aux déplacés du conflit opposant les Teke et Yaka dans le territoire de Kwamouth. La majeure partie de ces déplacés, apprend-on, sont concentrés dans les cités de Mbakana, Mongata et Kinsele. Dans son adresse, Adolphe Muzito a appelé ses militants à « éviter de politiser » sa descente à Kwamouth.
Sa visite, a-t-il précisé, s’inscrit dans le cadre du réconfort aux victimes. « Nous sommes venus compatir avec nos frères qui ont connu des deuils et qui ont été forcés de quitter leur milieu de vie, le territoire de Kwamouth, suite à ce conflit. J’appelle nos militants de Nouvel Elan à éviter de politiser ma descente ici« , a-t-il fait savoir. Il a, par la suite, promis aux déplacés de mener le plaidoyer à partir de Kinshasa auprès des ONG pour qu’elles puissent leur venir en aide pour les besoins les plus pressants, en attendant qu’une solution sécuritaire soit trouvée et que la paix revienne.
Le leader de Nouvel Elan et sa délégation consultent dans chaque village avant d’arriver sur place à Kwamouth. Dans leur parcours, ils ont visité, tour à tour, le chef de Bateke à Mbakana, les déplacés installés à Mongata et ceux positionnés à Mfumunkento. Pour Adolphe Muzito, il est question de réconforter le moral de toutes ces populations victimes des violences et privées de toits, leurs maisons détruites ayant été soit incendiées, soit après en avoir été chassées.
Pour la journée d’hier mardi 13 septembre, le programme du Coordonnateur de Lamuka a consisté en la poursuite de son périple en vue d’atteindre respectivement Mashambio, Kwamouth, à en croire Top Congo FM.
On rapporte que dans la nuit de lundi à mardi au moins 31 personnes ont été tuées dans de nouvelles violences entre les membres de ces deux ethnies. Le village de Fadiaka, territoire de Kwamouth était le théâtre de ces affrontements. Les assaillants ont mis le feu à plusieurs maisons sans inquiétude. Le chef de terre de la localité de Fadiaka est parmi les victimes. Mais le bilan de ces derniers affrontements pourrait être revu à la hausse.
70 PERSONNES DEJA TUEES DEPUIS LE DEBUT…
Depuis le début, fin juillet, des violences entre les deux ethnies, près de 70 personnes ont été tuées dont des militaires. Le gouvernement a dépêché, début septembre, plus de 200 militaires pour imposer la paix, mais les élus de la région affirment qu’ils n’étaient pas « suffisamment équipés » alors que des miliciens font usage d’armes traditionnelles et rudimentaires, notamment des flèches.
Ces violences impliquent les Teke qui s’estiment autochtones contre les Yaka. Certains analystes avisés craignent que les violences communautaires dans le territoire de Kwamouth présentent des risques d’expansion ou de contagion vers le territoire de Yumbi où au moins 535 personnes avaient été tuées et plus de 100 autres blessées dans des conflits similaires en décembre 2018, selon le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’Homme.
Le conflit de Kwamouth porte sur l’occupation des terres et les pouvoirs traditionnels.
Les Teke menacent de vider les localités occupés par les Yaka. A l’origine des conflits, la surtaxation des Yaka par les autorités coutumières Teke.
…ET PLUS DE 18 000 DEPLACES ACCUEILLIS DANS LE KWANGO
La province du Mai-Ndombe est limitrophe de deux départements de la République du Congo (Brazzaville) et cinq provinces de la République démocratique du Congo Elle est traversée, en partie, par le fleuve Congo.
Depuis le 20 août à ce jour, le Cadre de concertation provincial de la société civile du Kwango a recensé au total 18 084 déplacés de Kwamouth reçus dans la province du Kwango. Ceux-ci sont sortis par le village Mongata, frontière entre Kinshasa et Kwango.
Jusqu’au 11 septembre, cette structure a également recensé 285 enfants déplacés non accompagnés venus de Kwamouth arrivés à Mongata car ne retrouvant plus leurs parents ou tout autre membre de leurs familles respectives. Dépourvus de tout, ces enfants méritent d’être assistés, sécurisés et aidés à retrouver leurs parents ou les membres de leurs familles.
Voilà la réalité assez cruelle à laquelle Adolphe Muzito est en train de faire face au cours de son périple. Kléber KUNGU